Afrique du Sud, ISimangaliso Wetland Park

iSimangaliso Wetland Park

Découvrez dans cet article iSimangaliso Wetland Park et ses paysages à milles lieues de ceux du Drakensberg, mêlant zones humides et faune endémique. Comment y accéder, où dormir et comment visiter le parc, on vous dit tout dans cet article 😉

Cap sur iSimangaliso Wetland Park (via Durban)

Sur de petites routes remplies de casse-vitesses, de piétons et de vaches, nous devons d’abord rallier Durban depuis Monk’s Cowl, avant la nuit et tout cela, dans la brume et sous le déluge. Pourquoi Durban? Car sur la route menant à iSimangaliso, les campings les plus proches sont aux abords de Durban, soit à plusieurs heures de route d’ici. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Sud-Africains ne sont pas très à l’aise pour conduire sous la pluie… Une expérience assez stressante que nous n’espérons pas à qui que ce soit.

Où dormir aux abords de Durban?

Dolphin Holiday Resort

A la tombée de la nuit et quelques frayeurs plus tard, nous atteignons enfin un camping, à Ballito, en périphérie de Durban (320 rands la nuit pour une voiture et deux personnes). Nous pouvons souffler: c’est pas encore cette fois que nous passerons la nuit dans la rue. Mais comme il continue de dracher bien comme il faut (ça pleut fort quoi, pour les non-Belges qui auraient du mal à comprendre le wallon), les sièges de la voiture seront de nouveau nos amis pour la nuit… au grand étonnement de notre voisin de camping qui n’a pas hésité à venir nous proposer une place dans sa caravane (on fait si pitié que ça ?) 😂

St-Lucia et iSimangaliso Wetland Park

Encore quelques heures de route

Au petit matin, nous reprenons la route vers le nord-est mais cette fois, sous le soleil. Afin d’éviter les nombreux péages, nous faisons le choix des routes secondaires parallèles à l’autoroute. Un choix financièrement judicieux mais sans autre avantage tant cela rallonge la durée du trajet. Si vous êtes pressé et que vous ne rechignez pas à dépenser quelques rands (j’avoue que nous avons été radins, pour le coup), nous vous conseillons de prendre l’autoroute pour rejoindre St-Lucia depuis Durban.

Des hippopotames, en veux-tu en voilà

St-Lucia est une petite ville servant de porte d’entrée au parc. Dès notre arrivée, la dimension du lieu est clairement visible: le tourisme. La rue principale est bordée d’hôtels, resorts et agences proposant diverses excursions. Mais n’allons pas dire que nous ne n’y attendions pas…

A peine arrivés, nous décidons d’aller nous renseigner sur les activités proposées. Comme la région est réputée pour ses hippopotames sauvages, nous espérons bien en apercevoir. Nous réservons donc un tour en bateau pour l’après-midi, auprès de l’agence Heritage Tours and Safaris. 300 rands par personne pour quelques heures sur un bateau avec une dizaine d’autres personnes et une proximité incroyable avec les animaux (hippopotames mais aussi crocodiles et oiseaux). L’activité nous a beaucoup plu et n’aurait pas pu être réalisée autrement ici à St-Lucia.

« Qu’est-ce qu’ils ont à nous mater prendre notre bain ces deux-là? »

⚠️ Une précision s’impose toutefois: si vous prévoyez de passer plusieurs jours dans le Kruger National Park (notamment près de Lower Sabie), nous ne sommes pas convaincus qu’il soit nécessaire de faire cette excursion car nous avons également pu y être très proches des hippopotames, sans avoir à débourser des sommes supplémentaires.

Où dormir à St-Lucia?

Sugar Loaf Caravan Park

Il y a clairement beaucoup plus d’hippopotames dans le coin que de campings. Nous nous rabattons donc sur l’un des seuls que nous avons pu trouver à proximité: Sugar Loaf Caravan Park. Il s’agit d’un camping situé à l’extrémité de la ville par rapport au seul accès routier dont elle est dotée. Quelques virages et casse-vitesses plus loin, le camping se trouve sur la gauche mais manque clairement d’indications. Et on a vite compris pourquoi…

En guise de réception, nous avons été reçus par de simples gardiens en charge de surveiller l’accès. Aucun enregistrement, rien ne permettant de nous identifier. Le garde a du mal à se faire comprendre et il ne fait pas vraiment d’efforts pour faciliter la compréhension de ses instructions. Il finit par nous ouvrir le portique et nous fait comprendre que nous paierons lors du départ (220 rands la nuit, pour une voiture et deux personnes).

Des pelouses, des espaces ombragés, quelques poubelles et des sanitaires améliorables mais ça devrait faire l’affaire pour les deux nuits qui viennent. Rajoutez à cela des singes, quelques lézards dans les toilettes et une bonne dose de moustiques.

⚠️ La région de St-Lucia est considérée comme relativement à risque vis-à-vis de la malaria. Bien qu’ayant nos cachets anti-malariques avec nous, nous n’en avons pas fait usage car le risque à cette époque de l’année s’est avéré plutôt faible. N’hésitez pas à consulter un médecin pour en savoir plus avant de vous diriger vers la région, les anti-malariques devant être pris en amont du voyage.

iSimangaliso Wetland Park

Pour accéder à la partie du parc accessible en voiture, il suffit de traverser le village et de prendre l’unique route menant au nord, vers Cape Vidal. Plusieurs kilomètres plus loin, un check-point nous interrompt. Nous devons renseigner notre itinéraire à la réception, qui nous fait ensuite une petite facture sur mesure: pour aller jusqu’au Cape Vidal, compter 51 rands par personne, 63 rands par voiture et 5 rands de frais par personne.

Une fois passé le portique, nous voilà libres de vagabonder au rythme des routes et chemins menant au Cape Vidal, en quête d’animaux. Des hippopotames sont présents dans le parc mais aussi bon nombre de grands herbivores, dont des rhinocéros!

Certains chemins mènent à des postes d’observation ou des points de vue, depuis les hauteurs ou sur des zones humides. Sans être exceptionnel (ce n’est pas là que vous verrez le plus grand nombre d’animaux), ce parc reste agréable à parcourir et vous pourrez aisément rouler une centaine de kilomètres sur la journée sans même vous en rendre compte.

Cape Vidal

Il s’agit du point le plus éloigné de l’entrée du parc. En prenant votre temps et en vous arrêtant par ci par là, comptez plusieurs heures pour y parvenir. C’est là que nous avons décidé de luncher… à nos risques et périls! Le parking du cap grouille de singes qui n’hésitent pas, à la moindre occasion, à se faufiler dans votre voiture et à voler le moindre bout de nourriture… Nous en faisons les frais avec deux singes qui parviennent à se saisir de notre pain et de nos raisins.

Regardez-moi ces petits salopiauds, fiers qu’ils sont de nous avoir lâchement piqué nos affaires

Nous nous barricadons ensuite dans la voiture pour préparer nos sandwiches avec le pain restant. Au moment de sortir de la voiture (impossible en effet de manger à l’intérieur, 40°C c’est trop pour être à l’aise), Arnaud fait quelques pas avec les sandwiches en main quand soudain… Fiuuuu! Un aigle vient de frôler la tête d’Arnaud et s’est emparé des sandwiches, sous les yeux ébahis des autres touristes.

Nous nous résignons à manger le peu qu’il nous reste dans la voiture, non sans avoir déménagé sur un autre parking, plus calme et moins peuplé en aigles mangeurs de sandwiches. Moins d’aigles mais ceux-ci ont cédé la place à un groupe d’une vingtaine de mangoustes, qui se camouflent sous la voiture avant de se précipiter vers les poubelles en quête de nourriture.

Si vous voulez voir la dégaine de ces petits mammifères ainsi qu’un aperçu des péripéties qui sont détaillées ci-dessus, filez voir ça en story permanente sur notre insta

Nous n’oublions pas pour autant la raison de notre présence ici: visiter Cape Vidal. Honnêtement, si nous ne l’avions pas vu, nous n’aurions pas eu le sentiment d’être passés à côté de notre voyage. Le cap s’avère être une longue plage de sable fin, battue par les vents. C’est joli mais après nos péripéties alimentaires, on a du mal à apprécier plus que ça.

Sur le chemin du retour, nous apercevons par chance notre premier rhinocéros, à moitié dissimulé par la végétation et le relief. Nous sommes tout excités mais nous ne savons pas encore ce que nous réserve la journée de demain à Hluhluwe-Imfolozi…

« Puisque je te dis que je viens d’en voir un! Là, regarde! Mais si, on voit son dos et ses oreilles! »

Vous aussi vous êtes déçu de ce demi-rhinocéros aperçu à 100m? Vous voulez en voir des gros, en entier et de très près ? Alors le prochain article est fait pour vous 😉

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