Découvrez dans cet article notre dernière étape en Afrique du Sud, à Johannesburg, entre visites et détente, dans une ambiance aux antipodes de ce qui a été notre quotidien au cours des dernières semaines. Vous voulez visiter Soweto mais vous avez quelques appréhensions? Vous vous demandez même si Johannesburg vaut vraiment le coup? Allez hop, tout ce que vous devez savoir sur Jo-burg, ça se passe ici ⬇️
Ça change du camping
Après 4h de route au départ de Nelspruit, 155 rands de péages cumulés et quelques paysages sympas traversés, nous arrivons enfin au terme de notre voyage sud-africain. Nous avons parcouru 6.000km, soit 1.000km de plus que ce que nous avions estimé au départ… Si vous planifiez un tel itinéraire, pensez à surévaluer les distances car mine de rien, ça peut jouer sur le budget!

Nous arrivons dans la banlieue de Johannesburg (Jo-bourg, pour les intimes), plus précisément à Bedfordview. Il s’agit d’un quartier d’expatriés où les résidences clôturées et sous bonne surveillance se succèdent les unes aux autres. Léa a la chance de s’être vue prêter une immense maison de plain-pied, qu’elle partage avec deux autres collègues français. Garages, minibar, meubles, piscine… tout ça rien que pour eux! Et du coup, pour nous aussi, mais seulement pour les trois jours qui viennent. Un peu de confort ne nous fera pas de mal pour ces derniers jours.
Il est temps de se re-sociabiliser
Les cinq semaines qui viennent de s’écouler ne nous ont pas particulièrement permis de rencontrer beaucoup de gens. Voyager en voiture et loger dans des campings déserts, ça n’aide pas vraiment à sociabiliser. Nous avons presque oublié ce que ça fait d’avoir des contacts avec d’autres personnes, autour d’une bonne bière ou d’une bonne bouteille de vin… Nous avons donc besoin de passer un peu de temps avec des gens (ça fait bizarre, dit comme ça) et s’ils parlent français, c’est encore mieux! Restos, apéros et barbecues sont au programme, pour notre plus grand bonheur.

Soweto, SOuth-WEst TOwnship
Le township de Soweto, étendu sur 200km² et abritant plus d’un million de personnes, est devenu l’un des symboles de la résistance noire lors de l’apartheid. Comme il n’est pas du tout recommandé de s’y promener seul, nous avons fait appel à une guide, Mindy, originaire de là. Pour 800 rands par personne (ça coûte un bras mais ça permet de ne pas se faire découper l’autre à la machette), Mindy nous a emmenés avec sa propre voiture au coeur de Soweto. Un jeune garçon nous a même fait visiter sa maison, ce qui a pour nous été le moment le plus émouvant de la visite.
Mindy nous a laissé le choix de visiter la maison de Nelson Mandela (60 rands supplémentaires par personne). La visite n’est franchement pas nécessaire tant la maison est petite et le lieu très touristique (une cinquantaine de personnes pressées dans 20m², ça ne laisse pas rêveur). Elle nous a aussi fait une visite guidée de son propre musée, dans lequel elle permet à des artistes locaux de s’exprimer mais où elle essaie aussi de perpétuer l’histoire et la culture sud-africaines.
Nous avons longuement hésité avant de faire cette visite, ne sachant pas trop où se situait la limite entre curiosité malsaine, envie d’en savoir plus et voyeurisme. Nous nous sommes finalement décidés, sachant que notre groupe ne compterait que 4 personnes, Mindy comprise et que nous étions désireux d’en apprendre davantage sur la vie à l’intérieur d’un township. Cela a notamment permis de casser l’image que nous en avions, à savoir celle d’un ghetto à feu et à sang. Au contraire, la vie s’organise à Soweto comme partout ailleurs, avec ses églises, sa police, ses écoles, ses hôpitaux (on y retrouve d’ailleurs le plus grand hôpital sud-africain). Par contre, nous avons fait le choix de ne prendre aucune photo de cette visite, par respect pour les personnes rencontrées et pour privilégier le contact humain de visu plutôt qu’au travers d’un objectif.
Musée de l’apartheid
L’un des autres symboles forts de la ville est sans conteste le musée de l’apartheid, qui retrace l’histoire de ce conflit sanglant, de sa genèse et de son abolition, en passant par Nelson Mandela et le rôle qu’il a joué durant cette période. Là, nous avons trouvé que la visite valait vraiment la peine. Le musée est gigantesque et peut aisément être parcouru en 2 ou 3h, au gré des photos, films, témoignages et objets en tous genres (100 rands par personne pour pouvoir y accéder). Nous avons d’ailleurs regretté d’y être arrivés un peu tard car nous avons été interrompus par… la coupure de l’éclairage, nous invitant à nous diriger vers la sortie. On ne s’ennuie pas avec les banalités: s’il est l’heure de fermer, on ferme et basta.

Une dernière chose à régler: rendre la voiture à l’aéroport
Ça, ça ne s’annonce pas être une partie de plaisir. Dans le guide pratique, nous vous annoncions qu’une c****** s’était glissée dans le potage. Il est maintenant temps de vous la révéler.
Au début du mois, au moment de recevoir nos extraits de carte de crédit, nous avons eu la surprise de constater, non pas un, ni deux, ni trois mais bien cinq prélèvements effectués par Thrifty, l’agence auprès de laquelle nous avons loué la voiture! Au total, Thrifty s’est allègrement servi et nous a prélevé plus de 750€… Imaginez notre tête. Sans réponse à nos emails, nous étions très impatients (mais aussi très stressés) de rendre la voiture.

Bien sûr, la première chose remarquée par l’employé qui s’occupe de nous à l’aéroport, c’est l’impact sur le pare-brise. Logique, le pauvre ne fait que son boulot. Une fois l’inspection de la voiture terminée, nous demandons à parler à un responsable pour résoudre le problème lié à notre carte de crédit.
Et là, ça vire au sketch. Une femme nous explique qu’ils ont mal lu le contrat. On vous fait la traduction, parce que c’est plus drôle si vous comprenez tout:
– « En fait, l’un de nos employés a lu que la location était du 16 au 19, mais il n’a pas vu qu’il s’agissait du 16 octobre et du 19 novembre. Donc, après 3 jours, comme vous n’aviez pas encore rendu la voiture, nous avons commencé à prélever sur votre carte de crédit. »
– « Ah. » (Mais quelle bande de c***…)
– « Mais ne vous en faites pas, nous allons bien sûr tout vous rembourser. »
– « Ah. Merci. Ouf. » (Nous sommes toujours sur le cul, pas trop capables de parler et abasourdis par tant de bêtise)
Cette femme était certainement de bonne foi mais nous avons dû repasser deux fois derrière elle car elle avait oublié les derniers prélèvements dans sa note de remboursement. Bref, nous sommes rassurés de savoir qu’il s’agit d’une erreur et surtout, qu’ils l’ont reconnue et se sont engagés à nous rembourser. A l’heure où nous écrivons cet article, cinq mois se sont écoulés et… nous venons enfin de nous faire rembourser le dernier montant de 150€ qui se faisait désespérément attendre.
⚠️ Notre expérience avec Thrifty est quelque peu… paradoxale. La location en elle-même s’est extrêmement bien passée: voiture neuve, propre et sans aucun souci durant tout le voyage. Leur incompétence et leur manque de professionnalisme, par contre, nous posent un réel problème. Personne n’a envie de passer des mois à envoyer des emails pour récupérer de l’argent volé. Mais c’est aussi en partie de notre faute car nous pensions faire le bon choix en passant par Rentalcars et n’avons pas pensé à vérifier les notes et commentaires relatifs à Thrifty. Si nous l’avions fait dès le départ, jamais nous n’aurions choisi Thrifty car les avis les concernant sont catastrophiques et ce genre de pratiques semblent être monnaie courante… A bon entendeur.
Légèrement rassurés, nous voilà maintenant prêts à nous envoler pour notre prochaine destination: l’Inde. Mais avant de changer de continent, si nous jetions un oeil au budget et à ce que nous avons dépensé durant ces 5 semaines?
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Confinée depuis presqu’un an je voyage avec vous
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