Afrique, Afrique du Sud

Afrique du Sud – Guide pratique

➡️ Avis à nos lecteurs: ce guide pratique ne se veut pas exhaustif mais le reflet de notre propre expérience. Afin de vous aider un maximum dans vos préparatifs de voyage, nous avons tout de même essayé qu’il soit le plus fourni possible. Bonne lecture 😉

Formalités administratives et sanitaires

Avant votre départ, vous devez bien sûr être en possession d’un passeport en cours de validité pour encore au moins 6 mois à partir de la date d’entrée dans le pays. Ce passeport doit également être muni d’au moins deux pages vierges. Bonne nouvelle en ce qui concerne le visa puisque les ressortissants de l’Union Européenne séjournant en Afrique du Sud pour moins de 90 jours n’en ont pas besoin: une autorisation de séjour gratuite sera délivrée lors du passage à la douane. 

En matière de santé, le vaccin contre la fièvre jaune est recommandé mais ne semble obligatoire que si vous avez séjourné dans un pays à risque. Pour ce qui est du paludisme, le Kruger National Park et la zone d’iSimangaliso Wetland Park étaient plus à risque que le reste du pays lors de notre voyage (bien que le risque global y reste relativement faible). Nous avons donc embarqué avec nous plusieurs boites d‘Atovaquone-Proguanil, le médicament générique de la Malarone. Celui-ci doit être pris de manière préventive à raison d’un cachet par jour. Le traitement commence un jour avant d’entrer dans la zone à risque, se poursuit durant toute la durée du séjour dans la zone à risque et dure jusqu’à une semaine après avoir quitté cette zone. Nous n’y avons finalement pas eu recours. Dans tous les cas, demandez toujours conseil à votre médecin avant d’entamer un tel voyage.

Argent

La monnaie locale est appelée rand sud-africain (abrégé ZAR). Lors de notre voyage en octobre-novembre 2019, le taux de change oscillait entre 15,30 et 15,70 ZAR pour 1€.

Pour les retraits, il est possible d’utiliser une carte de crédit mais aussi les cartes de banque classiques de type Maestro. En Afrique du Sud, nous n’avons retiré que via Maestro, avec des frais de retrait de 55 ZAR à chaque retrait (3,60€), ce qui est très raisonnable. Le montant maximum pouvant être retiré en une fois est de 10 000 ZAR.

Aujourd’hui, il est également possible de voyager avec des cartes de type Revolut, qui permettent de retirer jusqu’à 200€ par mois gratuitement. Comme aucun de nous deux n’en possède, nous nous abstiendrons de dire des bêtises à ce sujet (tout ce qu’on sait, c’est que les utilisateurs de Revolut que nous connaissons en disent beaucoup de bien)!

⚠️ En voyage, veillez toujours à ne pas conserver tout votre argent liquide dans un seul sac mais à le répartir. Ce conseil sert avant tout a vous prémunir en cas de perte ou de vol de sac. Il sert aussi à éviter de se faire extorquer tout son argent dans le cas d’un contrôle de police effectué par un policier peu scrupuleux. N’avoir que quelques centaines de rands à montrer dans son portefeuille peut parfois vous éviter d’y perdre énormément si le policier décide de vous infliger une amende imaginaire (heureusement, cette mésaventure ne nous est pas arrivée mais nous est tout de même revenue aux oreilles…).

Comment s’y rendre?

Nous avons effectué la liaison Bruxelles – Cape Town avec Emirates (escale à Dubai), pour 475€. Il était possible de trouver moins cher mais pour de longues distances, ça vaut parfois le coup de mettre un peu plus cher. Avec Emirates, qui est l’une des meilleures compagnies du monde, le risque d’être déçu est très faible. Pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes: allez-y les yeux fermés!

Malheureusement, il n’existe pas de liaison directe depuis la Belgique.

Comment se déplacer une fois sur place?

Louer une voiture 

Pour découvrir ce pays gigantesque et profiter au maximum de sa nature sauvage et de ses paysages à couper le souffle, nous avons opté pour une voiture de location. Mais pas n’importe laquelle: la plus petite qu’on ait pu trouver! « Hein? Une petite voiture pour l’Afrique du Sud? Mais ils sont fous… » Et bien pas du tout! Enfin si, mais ça n’a rien à voir avec cet article 😉.

Après de nombreuses recherches, il s’est donc avéré que voyager dans une petite citadine (en l’occurence, une Hyundai I10) constituerait le meilleur choix:

  • plus c’est petit, moins ça coûte (500€ pour 5 semaines de location);
  • plus c’est petit, moins ça consomme (un peu moins de 5L/100km, ce qui réduit aussi la facture de carburant car il faut tout de même compter 1€/L et pour un voyage de 6000km, chaque détail compte);
  • plus c’est petit, plus c’est maniable;
  • tous les parcs nationaux en Afrique du Sud sont accessibles à ce type de véhicule, peu importe le type de terrain (aucun souci avec les pistes non-asphaltées).

Pour cette location, nous avons opté pour l’agence Thrifty. Quelques papiers à signer, les frais de relocalisation à payer (1 573 rands car nous rendons la voiture à Johannesburg) et hop, les clés sont à nous. Par contre, à vous de vous débrouiller pour trouver la bête sur l’immense parking. Quelques minutes nous seront nécessaires pour la trouver et surprise, elle a l’air comme neuve! 5000km au compteur, aucune griffe, aucune tache, aucune usure (et pourtant, on a bien regardé). Bon, on ne va pas se voiler la face, un si petit prix devait forcément cacher une c******, que nous n’avons constatée que plusieurs semaines plus tard… Pour découvrir la mauvaise surprise que nous avons eue, nous vous invitons à foncer lire le post sur Johannesbourg!

En ce qui concerne la conduite, rouler à gauche tout en gérant une boite de vitesse manuelle n’est pas aisé mais on s’y fait malgré tout assez vite; pour ceux que ça angoisserait, nous vous conseillons plutôt un véhicule avec une boite de vitesse automatique pour ne plus avoir qu’à se concentrer uniquement sur la route, les gens qui y marchent et les animaux qui la traversent 😅.

Deux particularités qu’il nous semble toutefois important de préciser:

  • les carrefours à priorités multiples. « Hein? Mais euh, ça veut rien dire ça… » Et si. Ça veut dire que tout le monde doit marquer le stop en arrivant au carrefour et que le premier arrivé a la priorité pour quitter le carrefour. Autant dire que chez nous, cette règle risquerait juste de foutre la merde bien comme il faut! Ici, par contre, tout le monde respecte cette règle et c’est tant mieux car nous la trouvons très pratique;
  • les dépassements sur routes principales ou autoroutes. Par courtoisie, les automobilistes facilitent le dépassement des voitures qui les suivent en se rabattant sur la bande d’arrêt d’urgence le temps du dépassement. Pour vous remercier, l’automobiliste plus pressé que vous activera ses feux clignotants. Si vous êtes encore plus poli, vous le remercierez de sa courtoisie par un bref appel de phares.

⚠️ Qui dit voiture de location, dit PERMIS INTERNATIONAL! En Belgique, comptez 25€ et quelques jours de patience pour l’obtenir donc ne vous y prenez pas trop tard. Une fois délivré, il est valable durant 3 ans. Dans tous les cas, il devrait vous être très difficile de louer une voiture si vous n’avez pas de permis international à présenter à l’agence de location.

⚠️ Avoir le permis international n’est pas suffisant si vous souhaitez quitter l’Afrique du sud et vous rendre avec votre voiture dans l’un des pays limitrophes, par exemple la Namibie, le Botswana ou le Lesotho. Si vous prévoyez d’emmener votre voiture dans un autre pays, il vous faudra l’autorisation écrite de l’agence de location (une autorisation différente pour chaque pays et dans la plupart des cas, cette autorisation n’est pas délivrée gratuitement…).

Trains et bus

N’y allons pas par quatre chemins: nous n’avons testé ni l’un ni l’autre. Mais après 6000km parcourus en voiture sur les routes sud-africaines, nous sommes convaincus que ni le bus ni le train ne peuvent rivaliser avec la liberté offerte par la location d’une voiture.

Nous avons tout de même failli opter pour les bus « hop on, hop off » de Cape Town. A partir de 235 rands, vous voilà parés à visiter la ville au gré des différentes boucles qui la parcourent et à profiter des arrêts proposés. 

La marche

« 6000km à pied, ça use-euh, ça use-euh… » Alors oui, pour parcourir le pays, ça risque d’être long et fatiguant! Du coup, nous ne recommandons la marche que pour visiter les villes et bien sûr, pour les randos. Pour vous aider, l’application MAPS.ME est absolument INDISPENSABLE! Nous avons mis plusieurs mois pour la télécharger (shame on us puissance 1000) mais une fois installée sur votre smartphone, vous ne saurez plus vous en passer car elle vous indique tous les chemins et sentiers, y compris ceux menant aux plus hauts sommets.

Comment se loger?

Avec un très petit budget et l’envie d’être au plus proche de la nature, le meilleur plan pour se loger est indiscutablement le camping! Un petit tour sur Internet permet d’avoir une idée des campsites, campgrounds, rest camps ou holiday parks sur votre route. Aucune réservation nécessaire (en tout cas pas entre la mi-octobre et la mi-novembre) et parfois même l’impression d’être seuls au monde. Le site de Sanparks recense notamment tous les campings situés dans les parcs nationaux sud-africains, leurs tarifs ainsi que les autres solutions d’hébergements qu’ils proposent (chalets, cottages, bungalows, etc.).

Le camping de Bontebok National Park, petite merveille au milieu de la nature

⚠️ Pour ce qui est des campings, veillez à arriver assez tôt ou à vérifier les heures d’ouverture de la réception si vous ne voulez pas devoir faire des pieds et des mains pour entrer… Les réceptions des campings ont en effet la fâcheuse tendance de fermer vers 17h-17h30 et il nous est arrivé plusieurs fois de trouver porte close (et là, en l’occurence, c’était plus une barrière qu’une porte).

Pour Cape Town, nous avons opté pour Airbnb, que nous utilisons finalement relativement peu, surtout pour ce type de voyage car les prix peuvent rapidement s’envoler. Un peu de confort durant 3 jours nous a tout de même bien aidés à nous acclimater au pays et à nous remettre d’un voyage de 20h en avion.

Pour Johannesbourg, la solution imparable pour nous aura été de séjourner chez la cousine d’Arnaud (malheureusement pour vous, elle ne propose pas sa chambre sur Airbnb ou Booking 😅). Nous nous serions d’ailleurs très probablement tournés vers Booking si nous avions eu à trouver un autre logement sur place.

Où faire ses courses alimentaires?

Les plus fortunés choisiront Woolworths, certainement le plus onéreux des supermarchés locaux. Les ignorants comme nous choisissent aussi Woolworths pour débuter… « On aurait peut-être mieux fait de se renseigner avant, hum? » Oui, on aurait pu car il existe bien d’autres supermarchés plus abordables: PicknPay, Checkers, Spar voire Shoprite, pour les plus fauchés. La répartition géographique de ces grandes chaînes au sein du pays a toutefois tendance à varier énormément car les PicknPay et les Checkers se retrouvent en nombre le long de la côte et à proximité des grandes villes, mais sont beaucoup moins présents à l’intérieur des terres.

Rester connectés

Pour se procurer une carte sim sud-africaine, il suffit de se rendre dans une boutique Vodacom muni de son passeport et de choisir le forfait qui vous correspond. Nous avons opté pour celui à 299 rands qui donne droit à 3Gb disponibles durant un mois (si vous arrivez à court de data, la carte est rechargeable à tout moment). En 15 minutes, la carte est activée et prête à l’emploi.

Sécurité 

Bien que le pays soit en plein développement depuis de nombreuses années, il y existe encore de nombreuses inégalités sociales et beaucoup de pauvreté, visibles notamment par le biais des townships (bidonvilles) qui bordent les grandes villes mais aussi les plus petites (chaque ville, même de petite taille, possède son township, parfois plus étendu que la ville en elle-même). Cette pauvreté génére de la criminalité, la plupart du temps concentrée à l’intérieur des townships mais parfois aussi dirigée contre les touristes (nous avons d’ailleurs failli en faire les frais… notre mauvaise expérience est détaillée dans l’article consacré à Cape Town). Nous recommandons donc de ne pas vous aventurer seuls dans les townships mais d’avoir recours à un guide si vous souhaitez les visiter.

Hormis les townships, nous vous recommandons de rester vigilants et d’éviter certains comportements:

  • ne pas se balader seul de nuit;
  • ne pas conduire de nuit;
  • toujours verrouiller la voiture et garder les vitres fermées lorsque vous conduisez en ville;
  • laisser la boite à gants de la voiture ouverte lorsque la voiture est garée (à condition bien sûr de ne pas y avoir rangé votre portefeuille et votre appareil photo…).

Mais surtout: ne cédez pas à la paranoïa. Nous sommes arrivés dans le pays avec beaucoup d’appréhension, en particulier à cause de nos proches qui nous ont mis en garde contre quasiment tout durant les jours précédant le départ, et ce alors qu’aucun d’eux n’avait jamais posé le pied en Afrique du sud! Nous avons donc été perpétuellement sur nos gardes, à l’affût d’un mauvais coup… ce qui a fini par peser sur notre optimisme et notre désir d’aller à la rencontre des gens. Ne vous laissez donc pas intimider par ce qu’on vous dit et profitez pleinement de ce magnifique pays et de ses habitants qui le sont tout autant!

Wild Card

Ce guide pratique ne serait pas si pratique que celà s’il n’évoquait pas l’existence de la Wild Card. Il s’agit d’une carte donnant accès durant un an à une grande majorité des parcs nationaux et réserves naturelles du pays.

Il existe trois types de cartes selon votre situation et chaque carte présente un coût différent:

  • carte individuelle (3 105 rands),
  • carte pour couple (4 850 rands),
  • carte familiale (5 800 rands).

Avant de la commander, essayez d’etablir à l’avance un itinéraire afin de savoir quels parcs vous souhaitez visiter. En effet, vu son coût relativement élevé, assurez-vous de pouvoir la rentabiliser durant votre séjour. Comme pour les campings, un petit tour sur le site de Sanparks vous permettra de vous renseigner sur les tarifs d’accès de chacun des parcs et d’ainsi pouvoir comparer avec la Wild Card.

La commande se fait en ligne et le paiement par carte de crédit. Vous devez ensuite choisir si vous souhaitez qu’on vous l’envoie à votre domicile ou si vous préférez la récupérer directement à Johannesbourg. Pour l’envoi à domicile, comptez UN MOIS MINIMUM (selon le mail de confirmation reçu)! Nous l’avons commandée fin juillet et sommes partis mi-octobre… sans jamais l’avoir reçue (aaaah l’organisation sud-africaine). Heureusement, le mail de confirmation suffit et à aucun moment nous ne nous sommes vus refuser l’accès.

1) Plettenberg Bay 2) Kruger National Park 3) Wilderness National Park

Si vous êtes arrivé à la fin de cet article, vous êtes maintenant prêt à vous lancer dans la grande aventure sud-africaine. Retrouvez ci-dessous une série d’articles sur l’Afrique du sud susceptibles de vous intéresser.

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