➡️ Avis à nos lecteurs: ce guide pratique ne se veut pas exhaustif mais le reflet de notre propre expérience. Afin de vous aider un maximum dans vos préparatifs de voyage, nous avons tout de même essayé qu’il soit le plus fourni possible. Bonne lecture 😉
Formalités administratives et sanitaires
Avant votre départ, vous devez bien sûr être en possession d’un passeport en cours de validité pour encore au moins 6 mois à partir de la date de sortie prévue du pays. Ce passeport doit également être muni d’au moins trois pages vierges.

Un visa est obligatoire pour entrer en Inde et il en existe de deux types: le e-visa, qui s’obtient en ligne et le Regular Visa. Nous sommes entrés en Inde avec un e-visa et n’aborderons pas le cas du Regular Visa dans cet article. Pour ce qui est du e-visa, la procédure est longue et peut s’avérer complexe. La moindre erreur entraîne purement et simplement la non-délivrance du visa, sans possibilité de se faire rembourser. Nous vous conseillons de vous aider d’un tutoriel (ça ne manque pas sur Internet). En ce qui nous concerne, nous avons opté pour le visa de validité d’un an à 45€, autorisant jusqu’à deux séjours de maximum 90 jours d’affilée.
En matière de santé, le paludisme sévit toujours dans le pays mais certaines zones sont plus à risque que d’autres. Nous avons donc embarqué avec nous plusieurs boites d’Atovaquone-Proguanil, le médicament générique de la Malarone qui doit être pris de manière préventive: un cachet par jour, un jour avant d’entrer dans la zone à risque, durant toute la durée du séjour dans la zone à risque et durant une semaine après avoir quitté cette zone. Nous n’y avons finalement pas eu recours car nous n’avons pas traversé de zone où le risque était particulièrement plus élevé qu’ailleurs. Dans tous les cas, demandez toujours conseil à votre médecin avant d’entamer un tel voyage.
Argent
La monnaie locale est appelée roupie indienne (abrégé INR). Lors de notre voyage en novembre-décembre 2019 et janvier 2020, le taux de change oscillait entre 78,40 et 80,40 ZAR pour 1€.
Pour les retraits, il est possible d’utiliser une carte de crédit mais aussi les cartes de banque classiques de type Maestro. En Inde, nous n’avons retiré que via Maestro, avec des frais de retrait de 420 INR à chaque retrait (5,20€), ce qui est plutôt élevé. Le montant maximum pouvant être retiré en une fois est de 10.000 INR.
Aujourd’hui, il est également possible de voyager avec des cartes de type Revolut, qui permettent de retirer jusqu’à 200€ par mois gratuitement. Comme aucun de nous deux n’en possède, nous nous abstiendrons de dire des bêtises à ce sujet (tout ce qu’on sait, c’est que les utilisateurs de Revolut que nous connaissons en disent beaucoup de bien)!
Comment s’y rendre?
Pour nous rendre en Inde, nous ne sommes pas partis de Belgique mais avons pris l’avion depuis l’Afrique du Sud. Nous avons effectué la liaison Johannesburg – New Delhi avec Emirates (escale à Dubai), pour 385€. Il était possible de trouver moins cher mais pour de longues distances, ça vaut parfois le coup de mettre un peu plus cher. Avec Emirates, qui est l’une des meilleures compagnies du monde, le risque d’être déçu est très faible. Pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes: allez-y les yeux fermés!

Comment se déplacer une fois sur place?
Louer une voiture
Pour découvrir ce pays gigantesque qui constitue à lui seul un petit continent, la tentation est grande de recourir à la voiture. Et pourtant… une fois le pied posé hors de l’aéroport, cette idée devrait rapidement vous sortir de la tête
« Pourquoi celà ? », vous demandez-vous sûrement. Et bien il semblerait tout simplement que le Dieu du code de la route ait décidé d’oublier l’Inde et de ne pas le doter de règles susceptibles d’assurer la sécurité des usagers. « Hein? Comment ça il y a des règles? Mais t’as vu comment ils conduisent?! » Bon, apparemment il y aurait bien des règles (lesquelles, aucune idée) mais toujours est-il que personne n’en suit aucune.
Si vous tenez à la vie (et à la caution retenue sur votre carte de crédit lors d’une location de voiture), abstenez-vous! Il y a plein d’autres alternatives très sympas à découvrir…
Le train
Sans aucun doute possible, il s’agit à nos yeux du moyen de transport le plus pratique pour parcourir de grandes distances rapidement et confortablement (enfin ça, ça dépend de l’épaisseur de ton porte-monnaie). Pour rallier les grandes villes du Rajasthan, nous avons presque tout fait en train et avons pu tester différentes classes plus ou moins chères et confortables.

Alors comment ça fonctionne le train en Inde? A l’avant, il y a une locom… Plus sérieusement, chaque train possède un numéro et un nom inscrits sur chaque wagon afin d’identifier le train (par exemple, « 12345 Rajasthan Express »). Chaque wagon est également numéroté individuellement au moyen d’une ou plusieurs lettres et un chiffre (par exemple, « A1 » ou « SL1 »). Pas moyen de se tromper, à moins d’être aveugle ou d’arriver en catastrophe sur le quai sans avoir le temps de regarder dans quel wagon sauter.
Selon la classe dans laquelle vous souhaitez voyager, le prix peut facilement être multiplié par 10! Il est donc important de savoir quelles sont les classes disponibles avant de faire son choix car le niveau de confort accepté peut être moindre pour un voyage de 2h par exemple, alors qu’un voyage de nuit sera plus confortable dans une classe supérieure. De la plus confortable à la moins confortable, voici les différentes classes:
- 1A 🔸 Compartiments de 2 ou 4 couchettes avec air conditionné et tout le nécessaire pour passer une bonne nuit (la plus luxueuse, très chère mais peu rencontrée durant notre voyage);
- 2A 🔸 Compartiments de 6 couchettes avec air conditionné, couverture et oreiller (moins chère que la 1A et l’idéal pour les longs voyages de nuit ou de jour car l’espace entre couchettes permet même aux plus grands de s’asseoir);
- 3A 🔸 Compartiments de 9 couchettes avec air conditionné, couverture et oreiller (encore moins chère que la 2a et plus pratique de nuit que de jour car l’espace par rapport au plafond n’est pas suffisant si l’on souhaite s’isoler sur la couchette du dessus tout en restant assis);
- CC 🔸 Wagons sans couchettes mais avec air conditionné, assez confortable, y compris pour les longs trajets de jour (dans certains, il est même possible d’avoir le chaï et des biscuits offerts);
- SL 🔸 Compartiments de 9 couchettes avec ventilateur mais sans couverture ni oreiller (pour les déplacements de nuit, nous ne recommandons pas cette classe car elle peut être bruyante et bondée, ce qui est vrai aussi de jour mais potentiellement plus facile à gérer, quoique…).
Si toutes les classes décrites ci-dessus doivent être au préalable réservées (parfois très longtemps à l’avance, et ne venez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu), il existe aussi des classes ou des trains entiers ne nécessitant pas de réservation:
- GN 🔸 Compartiments bondés au possible mais extrêmement bons marchés, avec ventilateur mais de toute façon, vous ne risquez pas de le sentir tellement le nombre de personnes entre lui et vous ne laissera plus passer la moindre particule d’air (nous n’avons pas utilisé cette classe et nous sommes souvent demandés si nous aurions pu tenir 10 minutes en étant écrasés les uns contre les autres);
- Passenger Trains 🔸 Davantage apparentés à des rames de métro modernes, Arnaud a pu en tester un pas trop bondé et en est relativement satisfait.
Vous avez fait votre choix? Bien. Maintenant, il faut réserver. Et nous vous conseillons de ne pas prendre cette étape à la légère, à moins que vous ne vouliez voyager entassés comme des animaux dans les classes populaires (faites le test au moins une fois, histoire de vous faire une idée). Pour réserver, nous avons toujours procédé en deux temps:
- http://www.irctc.co.in 🔸 Le site de référence pour trouver toutes les infos sur les trains (noms, numéros, horaires, disponibilités et prix des tickets). Chaque recherche de ticket se fait en fonction de la classe souhaitée. Si des places sont disponibles, la recherche aboutit à une information en vert de type « AVAILABLE-0010 » (10 places encore disponibles pour cette classe). La recherche peut aussi aboutir à « PQWL2/WL2 », ce qui signifie que vous vous retrouvez en 2ème position dans la waiting list (WL). Nous n’avons jamais acheté de tickets en waiting list car une place assise ne vous est attribuée qu’en cas d’annulation et cette information ne peut pas être connue avant d’embarquer;
- Aller directement en gare pour réserver des billets 🔸 Maintenant que vous savez quel train réserver et quelle classe choisir, rendez-vous dans le Reservation Center de la gare la plus proche (parfois, les guichets sont à plusieurs centaines de mètres de la gare, sans trop qu’on sache pourquoi). Remplissez le formulaire de réservation et faites la file SANS VOUS FAIRE DÉPASSER! Bon, soyons francs, cette dernière partie est impossible. Vous vous ferez dépasser 10, 20, 30 fois avant de commencer à vous énerver et montrer les crocs… Grrrr! Mais croyez-nous, faire la file à la gare en Inde, ça forge un sacré caractère. Vérifiez bien que tout ce que le guichetier a encodé est correct et allelujah, vous voilà l’heureux propriétaire d’une réservation de train.

Comment ça il y a plus rapide? Aaah oui, en effet, il y a une autre solution que nous avons testée mais qui n’a servi qu’à nous faire perdre de l’argent: réserver directement en ligne sur le site www.irctc.co.in, le même que celui utilisé pour vérifier la disponibilité des trains. Notre carte de crédit a bien été débitée, sans que nous ne recevions quoi que ce soit comme confirmation…
Enfin, pour les plus pressés, il existe aussi le système Tatkal, disponible à partir du jour précédant le départ du train. Il s’agit d’un système de mise en vente de places en mode « last minute », légèrement plus cher que le système classique.
Le bus
Il s’agit de la seconde option la plus utilisée par les backpackers pour effectuer de longues distances, souvent de nuit. Nous n’avons eu recours à aucun bus de nuit mais avons tenté, en vain, d’en réserver un via l’application Redbus. Il est également possible de réserver directement auprès des hôtels où auberges, moyennant une petite commission d’une centaine de roupies.

Pour les trajets d’une durée maximale de 4-5h effectués avec des bus publics, il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance. Le confort est alors rudimentaire et vous vous exposez à une très (très) forte promiscuité avec vos voisins… Premiers arrivés, premiers assis. Les autres trouveront bien une petite place entre la deuxième et la troisième marche, le visage collé à la porte du bus (Arnaud a testé la position durant une dizaine de minutes, bien malgré lui)…
Le tuk-tuk

Moyen de déplacement par excellence en centre-ville, il est essentiellement utilisé pour de courtes distances, allant de 2 à 10km. Mais au fait, pourquoi tuk-tuk? Normalement, c’est le genre de questions qui ne se pose pas une fois sur place. Tout simplement parce qu’à moins d’avoir 95 ans et d’être sourd comme un pot, vous ne pouvez pas ne pas comprendre l’origine du mot… Tuk-tuk, c’est le bruit que font les klaxons dont se servent les chauffeurs, que dis-je les milliers de chauffeurs! Et quand ça tukke-tukke en même temps à tout bout de champ, ça vous file la migraine en moins de cinq minutes. Promis.
Malgré ce petit inconvénient sonore, le tuk-tuk est un moyen très efficace pour se faufiler d’un bout à l’autre d’une ville, en zigzaguant entre les voitures et faisant fi des règles de circulation élémentaires. Car oui, par moments, le chauffeur se décidera à prendre une rue à contresens ou un rond-point à l’envers.
Pour saisir un tuk-tuk, il suffit en général d’attendre une poignée de secondes. En fonction de la ville et du lieu, vous pouvez rapidement vous retrouver encerclé par une dizaine de chauffeurs. Donnez-leur une adresse et ils se feront un plaisir de vous emmener en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Assurez-vous bien de vous être mis d’accord sur le montant de la course AVANT de démarrer. En général, comptez 15-20 roupies/km, ce qui est légèrement plus élevé que pour les locaux mais à moins de marchander pendant des heures, vous ne parviendrez jamais à descendre au vrai prix payé par les locaux, tête blanche oblige. Le prix est TOUJOURS par tuk-tuk, jamais par personne. Et surtout, faites bien comprendre au chauffeur que vous ne voulez pas qu’il fasse de détour par le magasin de son cousin ou le restaurant tenu par son frère, au risque d’y perdre votre temps et votre argent…
Il existe désormais deux applications permettant de réserver des tuk-tuks, avec un prix prédéfini en fonction du trajet souhaité: Uber et Ola. Nous n’en avons testé aucune des deux (nous avons toujours préféré l’excitation de la phase de négociation) donc nous nous abstiendrons de dire n’importe quoi à leur sujet. Les retours que nous en avons eu sont plutôt positifs et nous vous encourageons donc à installer ces deux applications sur votre smartphone, si vous souhaitez vous simplifier la vie.
La marche
Alors oui, pour parcourir le pays, ça risque d’être long et fatiguant. Du coup, nous ne recommandons la marche que pour visiter les villes et s’imprégner de leur ambiance si particulière. Pour vous aider, l’application MAPS.ME est absolument INDISPENSABLE! Nous avons mis plusieurs mois pour la télécharger (shame on us puissance 1000) mais une fois installée sur votre smartphone, vous ne saurez plus vous en passer car elle vous indique tous les chemins et sentiers, y compris ceux menant aux temples qui paraissent les plus inaccessibles.

⚠️ Ne vous attendez pas à marcher dans une ville indienne comme vous vous baladez au coeur de votre belle petite ville wallonne. Non, la marche urbaine en Inde, c’est un sport. Vivre à l’indienne, ça se mérite. L’absence de trottoirs vous oblige à cohabiter avec voitures et tuk-tuks, traverser une rue relève du parcours du combattant (une fois qu’on a compris comment faire, ça devient presque marrant) et surtout, il ne faut pas être claustrophobe lorsque l’on se retrouve au milieu d’une foule d’indiens qui se bousculent pour on ne sait trop quelle raison. Gardez votre calme et dites-vous que s’ils peuvent vivre comme cela, vous devriez bien y survivre.
Comment se loger?
Avec un très petit budget, il existe deux types de logements différents:
- La chambre d’hôtel, pour les couples. Pour un très petit prix, vous disposez d’une chambre double avec salle de bain privative à l’indienne, c’est-à-dire une salle de bain où la toilette, l’évier et la douche sont confondus (en gros, vous prenez votre douche au milieu de la salle de bain et un trou dans le sol sert à évacuer l’eau);
- L’auberge de jeunesse, moins adaptée aux couples mais parfois, on n’a pas trop le choix… Il s’avère par contre qu’un lit en dortoir coûte proportionnellement plus cher qu’une chambre double. Si vous voyagez seul, n’hésitez donc pas à faire des rencontres, histoire de partager les frais d’hébergement et qui sait, débuter peut-être une belle histoire d’amour…
Pour l’un comme pour l’autre, nous avons utilisé Booking dans 95% des cas. Nous ne sommes presque jamais arrivés dans une ville sans avoir au préalable une réservation. Certaines personnes rencontrées en chemin avaient elles pour habitude de faire totalement l’inverse, ce qui leur permettait parfois de trouver des logements vraiment très bons marchés (au confort souvent très rudimentaire…).
Pour ce qui est du camping, inutile de perdre votre temps: clairement, ça n’existe pas en Inde (en tout cas pas dans les endroits où nous sommes passés). Et on peut aisément comprendre pourquoi, en voyant toutes ces tentes qui bordent les voies de chemin de fer et qui abritent les plus démunis des citoyens indiens…
Où faire ses courses alimentaires?
Nous n’avons pas cuisiné une seule fois de tout notre séjour en Inde. Les restaurants et vendeurs de rue sont tellement bons marchés (à condition de ne pas avoir de standards trop élevés) que vous pouvez sans problème vous nourrir chez eux durant plusieurs mois. En plus d’être bons marchés, est-il utile de rappeler que la nourriture indienne est d’une richesse incroyable? Thalis, currys, naans, chapatis, samosas, dosas, riz en tous genres… La nourriture indienne sollicite chacun de vos sens et saura ravir les papilles de tout un chacun.
Pour tous les achats de nourriture de type biscuits ou boissons, de petites épiceries-supérettes se trouvent à tous les coins de rue (au propre comme au figuré) et vous alimenteront pour quelques roupies. Et si l’un n’a plus ce qu’il vous faut, essayez donc chez le frère ou le cousin, trois maisons plus loin. Il y a tellement de concurrents que vous trouverez à coup sûr votre bonheur. Ce genre de magasins de retrouve également sur tous les quais de gare, routières ou ferroviaires.

Ah oui, une dernière chose: n’oubliez pas de goûter aux pâtisseries indiennes. Elles sont pour le moins particulières mais vous devriez au moins en trouver l’une ou l’autre qui vous plaira davantage que les autres (nous en avons testé une bonne dizaine et au final, nous ne sommes pas particulièrement convaincus).
Rester connectés
Pour se procurer une carte sim indienne, il suffit de se rendre dans une boutique Vodafone muni de son passeport et de choisir le forfait qui vous correspond. Nous avons opté pour celui à 500 INR qui donne droit à 3Gb disponibles chaque jour durant 28 jours (si vous arrivez à court de data ou en fin de mois, la carte est rechargeable à tout moment). En 15 minutes, la carte est activée et prête à l’emploi.
Sécurité
L’Inde fait partie de ces pays émergents dont la richesse ne cesse de croître, année après année, au point d’être devenu l’un des cinq pays au PIB le plus élevé. Mais cette croissance ne masque pas les énormes inégalités sociales qui existent dans ce pays qui est désormais le plus peuplé au monde, avec 1,3 milliards d’habitants. Parmi eux, près de la moitié est malnutrie et n’a pas accès à des toilettes… Sans compter que la ségrégation liée aux castes est encore bien présente, malgré tout ce que l’on peut bien en dire.
Malgré cette pauvreté, à côté de laquelle il n’est pas possible de passer, cela n’engendre pas vraiment de criminalité à l’égard des touristes. Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité, y compris en nous promenant dans des quartiers très pauvres et délabrés. Personne n’a jamais essayé de nous voler quoi que ce soit. La mendicité, parfois très (très) insistante, fait en revanche partie du quotidien des plus pauvres. Dans certaines villes comme à Mumbai, des quartiers entiers de la ville sont de véritables bidonvilles, appelés « slums« , comme celui de Dharavi, le 2ème plus grand d’Asie (1 million d’habitants). Nous recommandons de ne pas vous aventurer seuls dans cessé bidonvilles mais d’avoir recours à un guide si vous souhaitez les visiter.
⚠️ Même si vous risquez d’assister à des scènes bouleversantes, nous recommandons de ne jamais donner d’argent aux mendiants, en particulier les enfants, qui peuvent très vite vous encercler. Pour ne pas les encourager sur le chemin de la mendicité, il est plus judicieux de leur donner de la nourriture, dont ils pourront directement profiter. D’autant que beaucoup de ces enfants sont bien souvent à la solde d’une mafia récupérant les bénéfices de leur journée…
⚠️ Si nous n’avons pas été confrontés au vol de manière directe, nous pourrions en revanche nous exprimer très longuement sur les différentes arnaques dont nous avons été témoins ou victimes (et qui au final, s’apparentent tout de même à un vol déguisé). Voici quelques conseils à suivre si vous voulez parvenir à zigzaguer entre les arnaqueurs, parfois très inventifs:
- Ne pas se rendre dans le soi-disant office du tourisme gouvernemental situé à Connaught Place (New Delhi). Des rabatteurs vous abordent dans la rue, entament la conversation et vous recommandent de ne pas sortir votre téléphone dans la rue car l’endroit n’est pas sûr. Ils vous redirigent ensuite vers l’office du tourisme où vous recevrez un plan de la ville gratuit. C’est là que le piège se referme sur vous car ces gens sont très très doués pour jouer sur vos peurs et parvenir à leurs fins (ce genre d’arnaque est également répandue à Mumbai);
- A chaque fois que vous prenez le tuk-tuk, assurez-vous que le prix est défini dès le départ et que le chauffeur a bien compris où il doit vous emmener (ou ayez recours à Uber ou Ola);
- Ne tombez pas dans le panneau des commerçants qui ne parviennent pas à lire un commentaire en français écrit dans leur livre d’or. Ils vous invitent dans leur commerce, vous demandent de traduire le commentaire (ô combien élogieux) et vous laissent difficilement repartir, vous qui n’avez rien demandé à personne (expérience vécue dans un salon de massage à Udaipur).
La culture du selfie
S’il ne s’agit pas d’une menace pour votre sécurité, cette habitude particulièrement agaçante peut vite vous faire devenir désagréable. « Bah quoi, j’aime bien les selfies moi! » Oui, nous aussi nous aimons bien nous prendre en selfie, une fois de temps en temps. Là où ça devient problématique, c’est que les Indiens ont tendance à trouver exotique votre teint blafard et à vouloir faire des selfies avec vous sous tous les angles…

Au début, c’est amusant et vous vous prêterez sûrement de bon coeur au jeu. Et un selfie avec mamy, et un selfie avec le petit, et un selfie avec papa, etc. Toute la famille y passe, chacun voulant apparaître à vos côtés. Et puis après dix jours, vous décidez que ça devient trop car vous en avez marre de passer pour une bête de foire. Alors vous dites non. Et ça vire au sketch: « Why? Why no selfie? ». Heu, bah je suis encore libre de refuser, non?
Du coup, la réponse suivante est imparable: « And you, why do you want a selfie? ». Et là, c’est le blanc complet. Incapable de nous répondre, l’intrus nous regarde, presque suppliant, puis tourne les talons sans rien dire. Voilà qui est réglé (une autre astuce mais non testée consiste à leur demander de l’argent pour la photo, ce qui devrait aussi les refroidir).
⚠️ S’il arrive un moment où nous n’avons plus eu envie de faire de selfie, c’est aussi car nous avons entendu certaines histoires qui nous ont refroidi au sujet de cette manie. Certains nous ont dit que les photos d’Occidentales étaient photoshopées pour en faire des images à caractère sexuel. D’autres nous ont dit que les selfies avec des Occidentaux étaient utilisés sur les réseaux sociaux pour se vanter auprès de leurs amis ou augmenter leur popularité auprès de futurs employeurs (nous avons tendance à accorder davantage de crédit à cette 2ème option).
⚠️ Parfois, il arrive que les Indiens viennent carrément prendre un selfie avec vous sans même vous demander (vive les selfies volés…). Bien souvent, il y a tellement d’Indiens en train de se prendre en selfie qu’il est impossible de savoir si certains vous incluent sur leur photo ou non. Si vous arrivez à en prendre un en flagrant délit, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de hausser un peu le ton et insister pour que le « voleur » supprime la photo.
Si vous êtes arrivé à la fin de cet article, vous êtes maintenant prêt à vous lancer à l’aventure dans l’immense sous-continent indien. Retrouvez ci-dessous une série d’articles sur l’Inde qui ne devraient pas vous laisser indifférents 😉
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