Pushkar est un lieu de pèlerinage Incontournable pour les hindous. Organisé autour de son lac, il y fait vraiment bon vivre et il y règne une ambiance très sereine. Vous aussi vous souhaitez plonger avec nous dans les ghâts du lac Pushkar pour découvrir les mystères de la ville? Bonne lecture, toutes les infos sont juste ici en-dessous 😉
Comment arriver à Pushkar?
Depuis Jaipur, nous optons pour un train en classe CC (360 roupies par personne), qui démarre à 10h45 et arrive vers 12h45 à Ajmer. « Ajmer? Mais je croyais qu’on allait à Pushkar… » Oui mais les trains ne vont pas jusque Pushkar; il faut descendre à Ajmer puis se rendre à la gare des bus qui se trouve à 1,5km au nord de la gare. Comptez ensuite 45 minutes jusque Pushkar (16 roupies si vous êtes un homme, 12 roupies si vous êtes une femme).
Où dormir à Pushkar?
Notre logement au Shree Meter Palace
Palace, palace… Faut le dire vite. Nous avons l’impression d’être les seuls touristes dans cet hôtel qui nous semble un peu lugubre. Néanmoins, tout est propre et surtout, nous sommes extrêmement bien situés, à seulement 2-3 minutes du lac, en plein centre-ville. Pour une chambre double avec salle de bain privative, comptez 550 roupies par nuit, ce qui est vraiment très bon marché.
Pushkar, lieu de pèlerinage
Pushkar, à l’échelle de l’Inde, n’est pas vraiment à considérer comme une ville mais comme un très gros village. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage pour les hindous, qui y affluent parfois massivement pour s’adonner à toutes sortes de rituels, dont le bain dans les eaux sacrées du lac Pushkar. Pour ce faire, des ghâts sont aménagés, sortes de successions de marches permettant de pénétrer facilement dans l’eau.

Aujourd’hui, Pushkar est un lieu relativement calme, où il fait bon vivre et où l’on retrouve une forte population hippie depuis plusieurs décennies (ce qui se ressent immanquablement dans l’ambiance de la ville, les échoppes vendant presque toutes des baggys et des sarouels plutôt que des chemises et des saris.
Autres figures emblématiques de la ville, les babas, ces personnages barbus hauts en couleur, sortes de gourous parfois considérés comme des dieux. On les retrouve absolument partout, la plupart du temps en train de mendier ou de demander de l’argent aux touristes pour les autoriser à les prendre en photo. Non merci, très peu pour nous…
Les abords du lac sont vraiment un endroit à part. Après une première nuit en ville, nous nous y rendons tôt le matin, pour assister aux bains, offrandes et autres rituels auxquels se livrent les hindous, le plus souvent en famille. Nous avons vraiment l’impression d’assister à des scènes assez intimes et d’être au plus proche d’eux et de leur foi. Certains nous demandent des photos et nous sautons sur l’occasion pour les prendre en photo à notre tour. Un moment inoubliable.
Après cette petite balade au bord du lac, nous nous dirigeons vers le temple Savitree, qui se trouve tout en haut d’une colline surplombant la ville et le lac. La dernière partie de l’ascension est la plus compliquée car les marchés, au départ de taille raisonnable, sont désormais gigantesques et difficiles à escalader (oui, à ce niveau nous pouvons presque parler d’escalade). En plus de cela, des singes particulièrement agressifs occupent le sommet et n’hésitent pas à se jeter sur les pèlerins pour leur voler tout ce qui dépasse…
⚠️ La manière de gérer les singes en Inde est diamétralement opposée à celle pratiquée par les Sud-Africains. La principale raison à cela est que les singes sont considérés comme des créatures sacrées, qu’il convient de nourrir pour s’assurer les bonnes grâces des dieux… Cela les habitue à l’homme et les rend ingérables et agressifs. Même si les Indiens le font, abstenez-vous de les nourrir car ils restent des animaux sauvages et n’ont pas à être aidés de la sorte (nous avons croisé des spécimens obèses et c’était franchement pas beau à voir).

Après avoir survécu aux singes, nous atteignons le temple, un bâtiment en béton, très moche. Et malheureusement, la vue est obstruée par le smog, rendant le lac et la ville très difficiles à voir. Aah le smog, notre grand ami de ce début de séjour en Inde… Espérons que les prochaines étapes nous en réservent un peu moins.

A notre retour en bas, nous nous rendons au temple Brahmaji, l’un des rares temples en Inde dédiés au dieu Brahma et le plus imposant d’entre eux. Rien de spécial à y signaler, si ce n’est les 22 « donation boxes » réparties au sein du temple (oui, Arnaud les a toutes comptées tellement ça le choquait).
Et si on se faisait une petite coupe?
Déjà presque 6 semaines depuis le départ du voyage (au passage, allez lire les articles sur l’Afrique du Sud, si ce n’est pas encore fait 😉) et les cheveux d’Arnaud ont bien poussé. Un petit tour sur Internet puis direction New Look Parloir, un petit salon de coiffure où Arnaud se rafraîchit la tête pour 120 roupies. A la fin de la coupe, le patron rapplique et propose à Arnaud un massage du crâne pour 100 roupies de plus. Ma foi…

Si Arnaud a dû repasser derrière pour la coupe (en vrai, c’était pas si mal mais pas exactement ce qu’il espérait), rien à redire pour le massage. Une détente absolue qui a largement valu ces 220 roupies, coupe et massage compris.
Où manger à Pushkar
Shree Meter Palace (rooftop)
Hé oui, pour notre premier repas à Pushkar, nous n’avons pas à chercher très loin et nous nous contentons de la nourriture servie sur le rooftop. Boisson et repas pour 150 roupies par personne mais la nourriture est loin d’être mémorable.
Petit resto dont-nous-avons-oublié-le-nom, en face de Alka guesthouse
Établissement qui ne paie pas de mine mais qui produit de bons petits plats, plus en mode fast-food que vrai resto. 100 roupies par personne, sans les boissons.
Petit resto dont-nous-avons-encore-oublié-le-nom, en face de l’hôtel Aroma
La copie conforme du précédent (même pour le nom, c’est fou quand même), où vous ne paierez que 150 roupies par personne, boissons comprises.
Après l’effervescence de Jaipur, cette petite ville de Pushkar nous plaît bien mais il n’est pas nécessaire de s’y attarder plus de deux ou trois jours, surtout au vu de ce que nous avons programmé. Allez hop, on reprend la route et on met le cap sur Jodhpur. Le désert se rapproche 😉
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