Un arrêt express à Alleppey et un réveillon à Fort Kochi, voici ce qui m’attend dans les prochains jours. Vous voulez savoir comment arriver à Fort Kochi? Que visiter et où manger? Découvrez tous mes bons plans dans cet article ⬇️
Comment arriver à Fort Kochi, via Alleppey?
Depuis Varkala, je prends d’abord un train jusque Alleppey, via Changanassery… En fait, je me suis bêtement trompé de train et je dois descendre à Changanassery pour continuer en bus 😅 (120 roupies le train en classe SL et 42 roupies le bus). C’est aussi dans ce train que je vis ma pire expérience ferroviaire en Inde, le wagon se remplissant subitement de gens très nerveux et désireux de récupérer leurs places réservées. Ils en viennent presque aux mains avec certains et je me retrouve au milieu de cette marée humaine, à batailler pour récupérer mes sacs et me faufiler dans l’entre-wagon (flippant), avant de me rendre compte que je me suis trompé de train, ce qui me fait arriver à Alleppey avec 3h de retard.
Le lendemain, je reprends un train vers Ernakulam (15 roupies en Passenger Train). Une fois arrivé, je dois maintenant rejoindre l’embarcadère du ferry car Fort Kochi se trouve sur une presqu’île. Un système de tuk-tuks prépayés existe à Ernakulam et je suis rapidement à l’embarcadère (35 roupies la course, aucune arnaque possible au départ de la gare). Enfin, la longue attente commence… Le hall des départs est surchargé car c’est la pause de midi et tous les guichets sont fermés. Après près d’une heure d’attente, je récupère enfin mon ticket à 4 roupies (ça fait 0,05€ en gros) et embarque pour une virée en ferry de vingt minutes jusqu’à Fort Kochi. J’y suis enfin!
⚠️ Dans la file pour prendre des tickets, il faut encore une fois jouer des coudes. Surtout, ne soyez pas surpris de voir autant d’indiens sur le côté de la file, de l’autre côté de la barrière menant au guichet. Il s’agit de voyageurs (un peu fainéants sur les bords, faut pas se le cacher) qui n’ont pas envie de faire la file et qui se contentent de donner leur argent à un inconnu dans la file afin qu’il leur achète leur ticket.
Où dormir à Alleppey et Fort Kochi?
Alleppey – Mon logement au Carpe Diem
A proximité de la gare (enfin pas trop loin) et de la plage, cette petite auberge familiale est tout simplement très agréable. Pour 365 roupies la nuit en dortoir de dix lits, avec moustiquaire, vous avez aussi le petit déjeuner inclus (basique mais c’est toujours ça). J’y reviendrais bien volontiers, tant j’ai aimé la manière dont les lits sont disposés (ça paraît débile comme argument mais je vous jure que c’est vrai et que c’est différent des autres auberges).
Fort Kochi – Mon logement à The Lost Hostels
Comme j’ai bien aimé à Varkala, je n’hésite pas une seconde lors de ma réservation. J’aurais peut-être dû… Malheureusement, il n’y a pas trop le choix à cette période de l’année, tout est full. L’ambiance est inexistante, il fait incroyablement chaud dans les chambres et surtout, les problèmes de plomberie dans la salle de bain causent de gros soucis olfactifs (parlons bien et sans grossièretés, s’il-vous-plaît). Pour 700 roupies la nuit, j’aurais espéré mieux (hé oui, se loger pour le réveillon coûte très cher).
A mon arrivée d’Alleppey, je ne m’y pose qu’une nuit avant de mettre le cap sur Munnar pour le weekend. J’y reviens trois jours plus tard pour y passer le réveillon de nouvel an et retrouver des gens rencontrés à Varkala. Autant dire qu’à part y dormir, j’ai rien fait d’autre.
Alleppey et ses backwaters… ou juste pour se reposer?
Je ne me pose qu’une nuit à Alleppey. J’aurais probablement dû y rester plus longtemps pour découvrir les backwaters plus en profondeur mais mon expérience de Varkala m’a suffit et surtout, je préférerais partager ça avec Hélène, qui n’est plus avec moi pour le moment… On reviendra!
Pour l’heure, je me contente d’une fin d’après-midi sur la plage et d’un coucher de soleil sur l’horizon. Aah tout ça, rien que pour moi tout seul, sans personne d’autre autour de moi… Sans rire, tous ces gens participent à la beauté du lieu et à sa magie; sans eux, cet endroit serait bien insipide et le coucher de soleil serait bien en peine à lui seul de me faire ressentir ce que je ressens ce soir-là. Parce que oui, aujourd’hui, c’est le soir de Noël 🎅 alors joyeux Noël à tous!


⚠️ Une autoroute surélevée a été récemment construite au-dessus de la route actuelle longeant la plage, défigurant le cadre et l’atmosphère qui a pu régner ici auparavant. Désormais, l’endroit est plutôt glauque et n’a plus beaucoup de charme.
Fort Kochi, ou comment visiter une ville sur-cotée
Honnêtement, en deux heures, j’ai fait le tour de Fort Kochi. C’est pas très grand et y a franchement pas grand chose à faire. Bien sûr, il y a les fameux chinese fishing nets, ces immenses filets de pêche dont la base est fixée au rivage. C’est joli pour faire des photos, si l’on parvient à faire abstraction des déchets qui jonchent la plage.

Au-delà du rivage, il y a quelques petites ruelles sympathiques dans lesquelles se promener mais ça se fait très très vite. Mention spéciale à l’église Saint-François, notée comme une vrai superstar dans Le Routard… 5 minutes dedans et c’est tout.
Un peu plus au sud, il est possible de visiter le musée indo-portugais (40 roupies l’entrée), un tout petit musée racontant l’histoire de la ville au travers d’une série d’objets. Bof, pas grand grand chose à voir ici.
Mattancherry, le binôme de Fort Kochi
Pour étendre votre découverte de Fort Kochi (et ne pas regretter d’y passer trois jours), il est possible d’aller jusqu’à Mattancherry, un quartier qui s’inscrit directement dans le prolongement de Fort Kochi. Hé bien j’ai nettement préféré les visites que j’y ai faites. A commencer par celle de la synagogue Paradesi (10 roupies), la plus vieille d’Inde. Elle se visite elle aussi relativement rapidement mais ça change un peu des temples.
Tout proche de la synagogue, on retrouve Mattancherry Palace, un musée très très intéressant sur l’histoire de la ville (bien plus que le musée indo-portugais). Le prix de l’entrée est ridicule (5 roupies) compte tenu de la taille du bâtiment et de ce qu’il y a à y voir. Attention toutefois à ne pas y aller en après-midi, les ventilateurs disposés tous les dix mètres ne suffiront pas à vous rafraîchir.
Comme les photos ne sont autorisées ni dans la synagogue, ni dans le musée, je joins plutôt des photos de l’ambiance oscillant entre Noël et Nouvel An à l’indienne 😉

Happy New Year!
Je l’ai déjà répété plus d’une fois, je fête le réveillon à Fort Kochi avec des amis rencontrés à Varkala. Les animations qui encadrent le réveillon permettent d’ailleurs d’améliorer un peu l’image que je me fais de la ville car je suis persuadé que sans cela, Fort Kochi ne mérite pas que l’on s’y attarde davantage qu’une journée complète.

Lors du réveillon, une grande célébration a lieu au cours de laquelle un immense Père Noël est enflammé (tradition similaire au brûlage de notre Bonhomme Hiver). Tradition qui doit être vraiment très impressionnante. Aah, si seulement je n’avais pas fait de black-out après avoir bu du rhum indien, peut-être m’en souviendrais-je… 😂 oui, cette soirée est à oublier (en fait non, elle a été oubliée toute seule puisque je me suis réveillé dans mon lit sans aucun souvenir, hormis celui d’une foule immense qu’il n’est pas recommandé de traverser pour un claustrophobe). Comme les souvenirs (et les photos) me font défaut, voici une photo d’un Père Noël pendu dans la rue.
Après une après-midi à me remettre de mes émotions, je prends la direction du défilé du nouvel an, sorte de carnaval avant l’heure. J’y retrouve Simone (qui m’explique m’avoir ramené la veille à mon auberge, avec l’aide de Sofia) et Bas. Nous attendons plusieurs heures sur le bord de la route, sans que qui que ce soit ne puisse nous éclairer sur l’heure du défilé. Et puis soudain, de la musique nous parvient et nous commençons à percevoir du mouvement au bout de l’avenue. 20 minutes plus tard, les premiers carnavaliers et leurs chars arrivent à notre hauteur, avec à leur tête un éléphant enchaîné (les traditions ont encore de beaux jours devant elles). Rapidement, ce carnaval tourne un peu à n’importe quoi, avec des chars vraiment très bizarres… 😅 Bon, ça a au moins le mérite de nous avoir divertis.


Où manger à Alleppey et Fort Kochi?
Alleppey – Beach Bay Seafood restaurant

Un petit restaurant situé sous l’autoroute (ça fait bizarre dit comme ça mais maintenant, tous les restaurants du bord de plage se trouvent logés à la même enseigne). Il est possible de s’en tirer pour 200 roupies avec la boisson. J’y ai notamment mangé un excellent (mais pas très copieux) dosa au poisson, une sorte de crêpe géante qui dans mon cas, était fourrée d’une préparation à base de poisson, à tremper dans des sauces et currys.
Fort Kochi – Kerala Cafe
Au côte-à-côte avec ses concurrents, ce petit restaurant ne se démarque pas particulièrement des autres. Il a juste l’avantage de se retrouver sur Google Maps et d’avoir capté mon attention. Pour 250 roupies, vous pouvez y manger un petit plat accompagné de sa boisson.
Fort Kochi – Farmers Cafe
Le cadre est vraiment très joli et directement, ça se ressent sur le prix. Comptez 300 à 350 roupies pour un plat avec boisson mais attendez-vous à avoir encore faim en sortant. Heureusement, le peu que vous y aurez mangé sera probablement très bon.
Fort Kochi – Sree Ganesha restaurant
Situé à Mattancherry dans la rue de la synagogue, on y mange de très bons thalis (assez basiques tout de même) et on y savoure de bons l’assis. Et tout ça à très petit prix, moins de 150 roupies.
Fort Kochi – Hotel Lucky Star
Une cantine à l’indienne, un patron « marrant » (ou bizarre, cest selon), des plats de viande à tout petit prix (100 à 150 roupies le plat). Une fois découvert, j’y suis retourné trois fois, tellement c’était bon et bien fourni, pour le petit-déjeuner, le dîner ou le souper.
Entre ma première nuit à Fort Kochi et le réveillon de Nouvel An, je pars trois jours dans les montagnes kéralaises, à la découverte des plantations de thé de Munnar. Tout celà, c’est dans l’article suivant 😉
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