Après Gokarna, la détente se poursuit à Goa avec de la plage, des rencontres, de la bière (un peu) et aussi de la culture, n’en déplaise aux fêtards. Vous aussi vous voulez profiter de Goa de cette manière? Du nord au sud, embarquez avec moi pour une virée au coeur de l’état de Goa, entre cocotiers et églises immaculées.
Goa, un état?
Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser (moi le premier, mea culpa 🙏), Goa n’est pas une ville mais un tout petit état qui fut autrefois une colonie portugaise. Aujourd’hui, on y vient pour faire la fête (Goa nord), pour profiter de plages à couper le souffle (Goa sud) ou encore pour profiter de l’arrière-pays (autour de Margao et Panaji) où foisonnent les témoins de l’occupation portugaise.
Voici comment se présente mon aventure goannaise:
- Palolem Beach (4 jours);
- Arambol (3 jours);
- Candolim (2 jours);
- Margao (1 jour).
Comment arriver et se déplacer à Goa?
Gokarna à Palolem Beach
En provenance de Gokarna, mon premier arrêt au sud est Palolem Beach. Pour l’atteindre, je prends un passenger train jusqu’à la gare de Cancona (25 roupies, sans réservation et assez rapide), à 2km de Palolem. Un peu de marche ne me fait pas peur pour terminer ce trajet 😉
Palolem Beach à Arambol
Pour ma deuxième étape, je dois cette fois tout faire au moyen de bus locaux. Pas moins de quatre bus sont nécessaires jusqu’à Arambol, pour un total de 4h de trajet (100km à parcourir…) et 127 roupies. Aucune réservation, on monte simplement dans le bus dès qu’il se présente. Les étapes en bus sont les suivantes: Palolem Beach-Margao, Margao-Panaji, Panaji-Mapusa et Mapusa-Arambol.
Arambol à Candolim
A ma connaissance, il n’existe pas de liaison directe entre Arambol et Candolim. Un premier bus vous amène à Panaji où il faut ensuite prendre un second bus jusque Candolim (70 roupies le trajet).
Candolim à Margao
Encore une fois, Panaji sert de plaque tournante. Un premier bus mène de Candolim à Panaji et un second bus, de Panaji à Margao (je ne suis plus certain du montant payé mais ça doit tourner autour de 70 roupies).
Palolem Beach
Mon étape préférée
Et de loin! J’y rencontre une nouvelle fois énormément de gens dans mon auberge de jeunesse (voir ci-dessous les détails) avec qui je passe littéralement trois jours complets sur place. Il faut dire que Palolem est une base idéale pour découvrir le sud de l’état de Goa, qui foisonne littéralement de plages paradisiaques, à commencer par celle de Palolem.

Palolem Beach est scindée en deux parties: la plus grande au sud, bordée de nombreux restaurants et bungalows et la plus petite au nord, isolée du reste par une rivière qu’il est possible de traverser à pied. A l’extrémité de cette partie nord se trouve un petit restaurant bordé de rochers depuis lesquels il est possible d’admirer le coucher de soleil en sirotant une bière bien fraîche. A cet égard, Goa constitue certainement l’état le plus libéral du pays car on y retrouve un grand nombre de bières locales, dont certaines sont vraiment très bonnes (personnellement, j’adore la Birra White et la Eight Finger Eddie, deux bières qui changent des pils à deux balles et m’ont replongé en Belgique le temps de quelques gorgées ❤🍺).

Depuis Palolem, moi et mes nouveaux amis néerlandais (Robin, Tom et Saskia) et finlandais (Emma) décidons de louer des scooters pour partir à la découverte des environs. Autrement dit, les plages sont-elles encore plus belles ailleurs?
Le premier jour, nous partons au nord, vers Agonda Beach, l’une des plus belles plages du coin. Le second jour, nous partons au sud, vers Talpona et Galgibag Beaches, où je retrouve brièvement les sensations du body-surf découvertes à Varkala quelques jours plus tôt. Nous poursuivons jusque Polem Beach, une petite plage plus rocailleuse (une fois dans l’eau, attention aux pieds sur les premiers mètres). De superbes découvertes durant deux jours, entouré de personnes formidables.
Où dormir à Palolem Beach?
Mon logement à The Lost Hostels

Déçu de mon expérience de Fort Kochi après la réussite de celle de Varkala, je décide de retenter ma chance avec The Lost Hostels. 500 roupies la nuit en dortoir de huit personnes mais une intimité maximale grâce aux rideaux séparant les lits. Et surtout, une super ambiance et des communs impeccables (espaces de détente, table de ping-pong, etc.), où j’ai même appris à jouer à une sorte de billard qui se joue avec des palets (le nom de ce jeu m’échappe).
Où manger à Palolem Beach?
Shiv Sai
LE meilleur restaurant auquel j’ai pu goûter à Palolem! Des prix raisonnables (250 roupies le plat) et un goût absolument formidable. S’il n’y en avait qu’un à recommander, c’est celui-ci 👍

Sai Family Restaurant
Bon, des prix raisonnables et le goût au rendez-vous (250 roupies le plat).
Sabina
J’y ai mangé deux fois, dont un bon thali. Compter 200 à 250 roupies le plat avec boisson.
The Bombay Duck bar and restaurant
En quête d’un nouvel endroit où manger, nous n’avons pas été déçus. Au final, bon nombre de restos à Palolem se valent dans les goûts et les budgets (compter une nouvelle fois 200 à 250 roupies le plat).
Mallikarjun Hotel
Une petite cantine où l’on peut déguster son petit-déjeuner à l’indienne, entouré de locaux et uniquement de locaux. Une expérience, aussi bien culturelle que gustative, pour un prix tout petit (maximum 50 roupies le petit-déjeuner).
Arambol
Pas si mal, tout compte fait
Je débarque à Arambol avec de grandes attentes, compte tenu de mes quelques jours passés dans le sud. Autant dire que le nord est diamétralement différent: des plages moins intimistes, plus plates, plus longues et surtout plus bondées. Le fait d’y arriver avec la présence d’un festival de musique organisé à 2km de là ajoute à l’effervescence ambiante.

Arambol Beach se mêle à Mandrem Beach pour composer une vaste étendue sableuse de 7-8km. Beaucoup de monde mais il est tout de même possible de profiter de la largeur de la plage pour poser son essuie ou faire du sport. Pour ceux qui préfèrent vraiment les plages isolées, il existe une solution…
Le deuxième jour, je décide d’aller voir ce qu’il se passe au nord. Je chausse mes chaussures de marche, longe la falaise sous le couvert des auvents des petites échoppes (ces échoppes sont omniprésentes, c’est insupportable) et débarque sur Kalacha Beach. Là, on est tout de suite sur quelque chose de beaucoup plus intime, tellement intime que des nudistes semblent s’être appropriés l’extrémité nord de la plage… Vous voilà prévenus 😉
L’extrémité nord de la plage, c’est aussi de là que l’on peut continuer la balade sur les falaises. Et cette fois, plus question d’échoppes car il faut escalader les rochers pour rejoindre un petit sentier très sinueux. Ce sentier rejoint Querim Beach, la plage la plus septentrionale de l’état de Goa. Je décide de ne pas aller jusque là mais profite tout de même de la vue depuis la falaise. Je parviens même à trouver un accès menant à des étendues rocheuses en contrebas.

Où dormir à Arambol?
Mon logement au Happy Panda Backpacker

Un backpacker de plus, un. Rien de particulier à dire pour celui-ci, assez éloigné de la plage. 450 roupies la nuit en dortoir de huit personnes et un nombre très limité de salles de bain, à partager pour toute l’auberge. Si c’était à refaire, j’opterais pour un logement en bord de plage (j’ai ouï dire que pour le même prix, on y avait droit à une chambre privée).
Où manger à Arambol?
Mandhi Mehal restaurant
J’y suis allé deux fois et franchement, je me demande encore comment j’ai pu y retourner. Jamais de ma vie je n’ai vu un service aussi amateur que ça, sans compter le temps d’attente incroyablement long pour se faire servir (minimum 45 minutes). Le seul avantage, c’est le prix, qui est vraiment très bas (140 roupies le thali au poulet).
Sea Horse
Le goût et les prix raisonnables (150 à 200 roupies le plat) malgré la proximité de la plage suffisent à compenser le manque de sympathie du patron.
Candolim
A fuir… pour trouver mieux tout près
Ne vous attendez pas à pouvoir profiter de la plage à Candolim comme vous avez pu le faire à Gokarna ou Palolem. A Candolim, la plage fait 20m de large et présente un alignement continu de transats et parasols à faire pâlir la Costa Brava. C’est moche, ça dénature le peu de cachet de l’endroit et ça donne surtout l’impression que l’intégralité de la plage est privatisée.
Mon auberge est à quelques centaines de mètres de la plage. Je décide de partir vers le sud, en quête de quelque chose de plus intéressant qu’une plage remplie de Russes. Je longe la plage sur 3km jusqu’à atteindre Sinquerim Fort, dont l’un des remparts est encore accessible. Rien de dingue pour autant, je reprends déjà ma route.

Un autre fort attire mon attention, celui d’Aguada, logé au sommet d’une colline surplombant l’embouchure de la Mandovi River. Il fait chaud mais je n’ai pas envie de payer un tuk-tuk pour monter là-haut. Allez hop, on monte à pied! C’est long, souvent en plein soleil et ça se monte bien sûr le long de la route car personne d’autre ne fait l’ascension, hormis moi. Les voitures et bus de touristes sont nombreux à me dépasser et certains m’encouragent. J’arrive au sommet complètement trempé et malheureusement, je fais vite demi-tour face à l’afflux de touristes cherchant à pénétrer le fort. Tant pis, à ce qu’il paraît il est surtout intéressant pour la vue qu’il offre sur la baie…
Comme je n’ai aucune envie de retourner à Candolim, je redescends et prend la direction de Nerul. Je marche en espérant qu’un bus me rattrapera, sans succès. Je traverse Nerul et finis par rejoindre le bord de la rivière, où je poursuis jusqu’à Reis Magos Fort. Ce fort permettait autrefois de surveiller l’embouchure de la rivière, presque en vis-à-vis de Panaji. La visite coûte cher (300 roupies avec l’appareil photo) mais n’attire pas les foules donc attendez-vous à être plutôt seuls. L’ensemble du fort a été rénové et renferme de petites expositions de dessins. La vue sur la rivière est aussi très agréable, même sous la chaleur indienne.
Où dormir à Candolim?
Candolim – Mon logement au Panda Backpacker
Et un panda de plus, un. Sans blague, je ne sais pas ce qu’ils ont avec les pandas en Inde mais y en a partout. Bref, ma pire expérience à Goa mais davantage à cause des c******** ayant occupé ma chambre qu’en raison de la chambre en elle-même. A 300 roupies la nuit en dortoir de huit personnes, j’aurais du me douter qu’il y avait anguille sous roche. Pour le reste, c’est correct.
Où manger à Candolim?
Candolim – Viva Goa (enfin je crois, je ne me rappelle plus très bien)
Des prix raisonnables (150 à 200 roupies le plat), de bons petits plats mais un cadre moyen dû à la proximité avec la route. J’y suis quand même allé deux fois tant les plats étaient savoureux.
Candolim – Tiger bar and restaurant
Un thali à moins de 100 roupies, que demander de plus? Un petit Limca (limonade indienne super bonne) pour accompagner ça et tout est parfait. A recommander aux petits budgets.
Old Goa et Panaji
Deux sites qui changent des cocotiers goannais
Les deux lieux ci-dessus constituent la vraie raison de mon hébergement à Candolim. Il n’y a que très peu d’hébergements à Old Goa et les hébergements de Panaji étaient déjà pris lors de ma venue. Et selon moi, Old Goa et Panaji valent nettement la peine de se faire violence à Candolim.

Old Goa, c’est l’ancienne capitale de la région il y a plusieurs siècles de celà. Les Portugais transforment la cité et la firent prospérer, jusqu’à ce qu’elle se voit attribuer le titre de Lisbonne de l’Orient. Aujourd’hui, la ville n’est plus que le reflet de ce qu’elle fut autrefois et les églises et couvents témoignent encore de sa grandeur passée. Le site est d’ailleurs inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 1986. On comprend vite pourquoi tant cet endroit dégage une énergie et une sorte de magie, à condition d’y arriver tôt, avant les bus de touristes indiens (depuis Candolim, deux bus à prévoir et un changement à Panaji). Cerise sur le gâteau, tous les monuments se visitent gratuitement, à l’exception de l’un ou l’autre musée à réserver aux plus passionnés.
Voici les bâtiments que je vous conseille si vous voulez profiter pleinement de 2-3h sur place:
- L’église Saint-François d’Assise;
- La cathédrale Se;
- La basilique du Bom Jesus;
- L’église de St-Cajetan;
- L’arche des Vicerois;
- L’église Notre-Dame-du-Mont (ou plutôt, le point de vue depuis le parvis de l’église et attention, ça monte plutôt fort);
- La tour St-Augustine et les restes du couvent.

L’après-midi, je reviens sur Panaji. Une après-midi suffit amplement à visiter la ville, dont certains quartiers ne manquent vraiment pas de charme, à commencer par celui de Fontainhas, rempli de maisons colorées mais aussi de petites galeries d’art. Avant de monter sur la ville haute, un passage par l’église de l’Immaculée Conception s’impose, pour vous éblouir devant sa façade immaculée. Enfin, perdez-vous sur les hauteurs de la ville, au milieu des grandes demeures bourgeoises de l’époque. Ce n’est pas grand chose mais après presque deux semaines à se prélasser sur les plages de Goa et Gokarna, ça fait du bien de visiter une petite ville agréable comme celle-là.
Où manger à Panaji?
Vihar Anmol
Une petite cantine bien sympathique découverte lors de ma journée à Old Goa et Panaji. 100 à 160 roupies le thali, imbattable pour un restaurant urbain.
Margao
Seulement pour la gare
Je me suis longuement tâté quant à ce que je souhaitais faire de ma dernière journée à Goa. J’opte pour Margao afin d’être proche de la gare ferroviaire, d’où démarrera mon train pour Hampi demain matin. Le Routard en main, j’hésite encore le matin même à partir me promener dans les campagnes environnantes, où il est possible de visiter plusieurs demeures bourgeoises portugaises. Je passe finalement mon tour.

Comme Margao n’a pas d’intérêt particulier (hormis la gare), je me décide à faire un aller-retour en bus jusque Palolem pour aller profiter une dernière fois de la douceur de sa plage 🏖 Une excellente idée puisqu’en arrivant sur la plage, je retrouve complètement par hasard Bas, un Néerlandais avec qui j’avais fêté Noël à Varkala et Nouvel An à Fort Kochi 😄 L’Inde est si grande et pourtant, c’est la dixième fois que je retrouve quelqu’un de cette manière, plusieurs jours ou semaines plus tard…
Où dormir à Margao?
Mon logement à All Seasons Guesthouse
La guesthouse (qui n’est en rien une guesthouse) se situe à dix minutes à pied de la gare. Pour 405 roupies la nuit, vous avez droit à un dortoir de six personnes, suffisant pour une nuit entre deux trains.
Où manger à Margao?
Cantine proche de All Seasons guesthouse
Oups, encore un oubli… Cette cantine se trouve au sein du même pâté de maisons que la guesthouse, le long du chemin de fer. Pas moyen de vous tromper. Vous pouvez y manger matin, midi et soir pour des prix ridiculement bas (100 roupies le plat, si je ne m’abuse).
Je faisais de Goa l’un des grands moments de mon séjour en Inde et je le quitte plutôt satisfait et impatient de découvrir la dernière grosse étape de ce voyage: Hampi.
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