Afrique du Sud, Garden Route

6 jours sur la Garden Route

La Garden Route constitue l’un des itinéraires de road-trip les plus populaires en Afrique du Sud. Vous voulez savoir où dormir? Que visiter? Et surtout, quelles randonnées il ne faut pas rater? Bonne lecture car c’est ici que ça se passe 😉

Concrètement, qu’est-ce qui nous attend?

Cet itinéraire côtier de 200km qui s’étend de Mossel Bay à Stormsriver est réputé comme étant un magnifique roadtrip pouvant être réalisé en 3 à 5 jours. Comme nous aimons ne pas faire les choses à moitié, nous lui consacrons 6 jours.

L’itinéraire de la Garden Route est jalonné de villes plus ou moins grandes, mais surtout de réserves naturelles et parcs nationaux qui rythment notre trajet:

  • Wilderness National Park (2 jours),
  • Knysna (1 jour),
  • Plettenberg Bay (1 jour),
  • Nature’s Valley (1 jour),
  • Tsitsikamma National Park (1 jour).

Wilderness National Park

Où dormir à Wilderness National Park?

Ebb-and-Flow rest camp

Comme premier arrêt sur la Garden Route, il s’agit d’une bonne entrée en matière. A l’instar de Bontebok National Park, le camping nous plait davantage que le parc en lui-même, raison pour laquelle nous choisissons d’y rester deux nuits (220 rands par nuit et par voiture de maximum deux personnes).

⚠️ Le camping de Ebb-and-Flow est gigantesque et scindé en deux parties, nord et sud, séparées par une petite route. Toutes les entrées pour les nouveaux arrivants se font depuis la route n°2 au sud, car la réception du camping se situe dans la partie sud du camping. Tant que vous ne vous êtes pas enregistrés, inutile donc d’essayer d’y accéder directement depuis la route scindant les deux parties du camping.

Pour notre plus grand bonheur, nous restons dans la partie nord, plus sauvage, bordée par une rivière et une falaise. Les oiseaux y sont très nombreux, de même que les sauterelles géantes (10cm c’est long, non?). On y retrouve aussi quelques tortues terrestres mais surtout, des babouins! Aussi bruyants que peureux vis-à-vis de l’homme, ils ne s’aventurent dans le camping que s’ils sont certains de n’y croiser aucun humain. Autrement, ils passent leur temps dans les arbres bordant la falaise ou directement sur la paroi de la falaise, où nous pouvons les observer se chamailler en se courant après…

Notre camping et sa ribambelle de petits compagnons ailés, poilus ou à carapace.

Que faire à Wilderness National Park?

Le camping constitue un bon camp de base pour partir randonner sur la Kingfisher Trail, qui débute sur la rive opposée. En 3h aller-retour (il ne s’agit pas d’une boucle), un sentier vous mène à une cascade, point final de la balade. Deux variantes sont également possibles:

  • utiliser un canoë pour effectuer la première partie de la randonnée puis continuer à pied;
  • dès le début, prendre à gauche pour monter jusqu’au point de vue surplombant le camping, en suivant la Bosduif Loop.

L’itinéraire menant au point de vue est testé et approuvé! La vue depuis le sommet vaut vraiment le coup mais comptez une heure de marche supplémentaire pour ce petit privilège. Soyez aussi prêts physiquement car la montée est très raide dès le début.

Point de vue surplombant le camping

Nous redescendons du point de vue et poursuivons la balade jusqu’à la cascade. Malgré une amusante traversée de la rivière sur un bac, la randonnée n’est pas inoubliable car la majeure partie se fait dans la forêt et la cascade finale ne suffit pas à notre bonheur. Bref, à part le point de vue, on a déjà vu plus dingue que ça, surtout à ce prix-là (sans la Wild Card, l’accès au sentier est de 152 rands par personne et par jour).

Notre randonnée sur la Kingfisher Trail et la cascade pour terminer

Knysna

Comme seconde étape, nous choisissons Knysna. La ville occupe une lagune à l’embouchure de la Knysna River, bordée de falaises de part et d’autre, ce qui rend le cadre particulièrement agréable.

Knysna et sa lagune

Auprès des amateurs de football français, la ville doit surtout sa renommée à la débâcle de la coupe du monde de football en 2010. A l’époque, Knysna était le camp de base de l’équipe de France et fut le théâtre d’un putsch mené par certains joueurs, précipitant la déroute de l’équipe, éliminée lors des phases de groupe.

Que faire à Knysna?

L’un ou l’autre point de vue aux abords de la ville valent le détour, notamment sur la route menant à Brenton-on-Sea, petite station balnéaire toute proche où il est également possible de profiter de la plage. Ceux qui le souhaitent peuvent également se rendre à The Heads au sommet des falaises à l’embouchure de la rivière ou pénétrer dans les terres où existent quelques circuits de randonnée en forêt (nous n’avons fait aucun des deux et ne pouvons donc pas vous partager notre avis).

La plage et les rochers de Brenton-on-Sea

Où dormir à Knysna?

Monks Holiday Park

Pour passer la nuit, nous optons pour Monks Holiday Park qui est, ô surprise, déjà fermé 15 minutes avant l’heure. Quelques coups de téléphone et un passage par la réception plus tard (250 rands par nuit, pour deux personnes) et nous voilà installés à l’ombre d’un arbre, ou plutôt à l’abri car la nuit s’annonce pluvieuse…

Vous avez déjà dormi dans une tente quand il pleut? Non? C’est loin d’être reposant, sauf pour celui qui parvient à faire abstraction du bruit des gouttes qui se fracassent au-dessus de sa tête (comme Hélène par exemple).

Autre inconvénient: replier la tente. Pour éviter le moisi et les mauvaises odeurs, mieux vaut la faire sécher entièrement. Mais à condition d’avoir droit à des éclaircies et au moins une heure devant soi, vous aurez vite fait de perdre patience et de remballer votre tente complètement détrempée en espérant que la fin de journée soit plus clémente.

Plettenberg Bay

Que faire à Plettenberg Bay?

Notre troisième étape nous amène à Plettenberg Bay. A proximité de là se trouve Robberg Nature Reserve, une petite péninsule qui vaut vraiment le coup que l’on s’y attarde. Cette fois encore, la Wild Card nous ouvre les barrières mais ne nous permet pas d’atteindre le parking, surchargé à cette heure de la journée, nous obligeant à opter pour le bas-côté. Sans la Wild Card, nous aurions dû payer 50 rands, ce qui, comparativement à d’autres endroits, est vraiment bon marché.

Depuis le parking, trois itinéraires de balade s’offrent à nous: 2,1 km, 5,5 km et 9,2 km. Nous n’avons plus assez de temps pour le plus long donc nous optons pour la distance intermédiaire. La balade nous emmène sur la falaise surplombant la baie et nous ne manquons pas de faire coucou aux otaries qui font bronzette tout en bas.

Oui, oui, ce sont bien des otaries, ces petites taches noires

A mi-chemin de l’extrémité de la péninsule, nous prenons à droite et recoupons celle-ci de part en part. Le point de vue sur la plage opposée est magnifique mais pas le temps de l’admirer qu’Arnaud commence à dévaler la pente ensablée à toute vitesse, en courant comme un gosse.

C’est l’heure de la récré pour les Namureux!

Une fois en bas, il est encore possible d’escalader un îlot rocheux ou de continuer à jouer avec les vagues. Cet endroit nous fait décidément retomber en enfance… Nous retournons au parking en longeant la falaise située de ce côté de la péninsule, déçus de devoir repartir mais obligés de trouver un endroit où passer la nuit.

« M****, on doit encore marcher tout ça pour rentrer? »

Où dormir à Plettenberg Bay?

Plettenberg, a Forever Resort

Comme l’Afrique du Sud joue sa demi-finale de coupe du monde de rugby le lendemain et que Plettenberg Bay est la dernière grande ville avant un petit temps, nous décidons de camper non loin de la ville, à « Plettenberg, a Forever Resort » (331 rands par nuit, pour deux personnes). Très étendu, il ne ressemble à rien de ce que nous avons vu jusqu’à maintenant: il est bondé! Le week-end a attiré les familles dans ce camping bien équipé: chaque emplacement a son spot « barbecue » (braai, pour les Sud-Africains), des jeux pour enfants sont à disposition ainsi qu’un mini-golf et des équipements nautiques pour profiter de la rivière longeant le camping.

Attablés chez Mugg & Bean le lendemain, l’Afrique du Sud bat le Pays de Galles et valide son ticket pour la finale. Super, voilà qui devrait amener un supplément d’ambiance dans les rues d’ici quelques jours! Et pour couronner le tout, nous mangeons vraiment bien, même s’il s’agit d’un resto-brasserie inclus à un centre commercial, ce qui lui retire un peu de charme.

Nature’s Valley

Où (ne pas) dormir à Nature’s Valley?

Nature’s Valley rest camp

Pas le temps de rêvasser que nous repartons déjà, sans le savoir, vers notre première vraie déception du séjour: Nature’s Valley rest camp (220 rands par nuit et par voiture de maximum deux personnes). Sans la Wild Card, l’accès à Nature’s Valley est de 112 rands par personne et par jour.

Nous atteignons le camping en début d’après-midi et ressentons immédiatement un certain malaise au milieu de cet endroit « mort », perdu au milieu d’une forêt lugubre à quelques kilomètres de la plage.

Que faire à Nature’s Valley?

Le camping sert de point de départ (ou d’arrivée, c’est selon) à l’une des randonnées de plusieurs jours les plus réputées au monde: la Otter Trail. L’itinéraire de 44km relie Nature’s Valley à Stormsriver, en longeant la côte. Malheureusement, nous nous sommes trompés de camping car c’est bel et bien celui de Stormsriver qui nous intéressait, ce dernier offrant la possibilité d’effectuer en quelques heures un aller-retour sur la Otter Trail, menant à une impressionnante cascade. Osons le jeu de mot, il s’agit d’un coup dans l’eau pour nous car il est trop tard pour rejoindre Stormsriver aujourd’hui et nous devons une fois de plus composer avec une météo capricieuse qui réduit notre marge de manoeuvre.

Qu’à celà ne tienne, nous comptons bien profiter de l’endroit où nous nous trouvons. Il y a bien quelques petite balades à proximité, histoire de… des babouins! Là, sur la route à 200m de nous, des dizaines de babouins, petits et grands, semblent attendre qu’un couple de Belges vienne les prendre en photo. Notre âme de Nicolas Hulot refait surface et c’est presque en rampant que nous parcourons la distance qui nous sépare d’eux. Si nous étions tétanisés à les observer depuis la voiture à Cape Point il y a quelques jours, l’attitude d’Arnaud a bien changé car il s’approche jusqu’à 2-3m de l’un d’eux, visiblement peu farouche.

Il est pas magnifique ce montage? Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez, ça fera plaisir à Hélène 😉

⚠️ On recommande tout de même de ne pas abuser avec les distances de sécurité, ces animaux restant sauvages et susceptibles de se montrer agressifs s’ils se sentent menacés. Dans tous les cas, il est formellement interdit de les nourrir, au risque de les habituer au contact humain, de modifier leur comportement et dans le pire des cas, d’obliger les rangers à les abattre s’ils estiment qu’ils représentent désormais une menace pour l’homme.

Nous faisons demi-tour et repartons vers la plage. Des inondations récentes semblent avoir laissé des traces.

A notre retour au camping, notre mauvais feeling ressenti lors de notre arrivée se concrétise: la bâche imperméable recouvrant la tente a été coupée nette sur 50cm! La tente est affaissée d’un côté et les tirettes ont été ouvertes. Bizarre, car rien n’a bougé à l’intérieur. Nous soupçonnons immédiatement les enfants du patron, que nous avons vus jouer avec une hache quelques heures plus tôt (précisons que ces trois gosses ont entre 3 et 6 ans). Nous allons donc chercher le patron afin de lui montrer les dégâts. Bien sûr, son jugement est sans appel: « Baboons, baboons can do that ! » Les babouins, ben tiens… Ils ont ouvert notre tente sans rien toucher à l’intérieur et l’ont découpée aussi net qu’avec un scalpel. Bref, on n’y croit pas une seule seconde mais on n’insiste pas… Et surtout, nous ne recommandons pas ce camping!

La scène du crime et la victime… (montrez pas ça aux enfants, c’est pas joli-joli)

Pour la première fois du séjour, nous remballons la tente et passons la nuit dans la voiture. Et franchement, c’est pas si mal: nous évitons la pluie, gagnons du temps et dormons étonnamment bien grâce aux sièges inclinables à presque 90°.

Tsitsikamma National Park

Le lendemain, nous prenons la route de Stormsriver pour notre dernière étape sur la Garden Route. A Tsitsikamma, il faut s’acquitter d’un péage de 53 rands par véhicule, afin de pouvoir emprunter Bloukrans Bridge. Depuis ce pont, il est possible de sauter à l’élastique, ce qui en fait le saut à l’élastique depuis un pont le plus haut du monde. Énormément de vent à notre arrivée mais de toute façon, nous n’envisageons pas de sauter.

Que faire à Tsitsikamma National Park?

Pour éviter la pluie, nous arrivons tôt à Stormsriver (248 rands d’accès par personne et par jour, sans la Wild Card, ce qui est cher, voire très cher). Plutôt que d’effectuer la portion de la Otter Trail qui nous intéressait, nous choisissons une petite balade très populaire: la Stormsriver Mouth Trail. Il s’agit d’un aller-retour de 2km qui démarre depuis le parking. Descendez ensuite sur la plage et passez devant les cabanes de location de kayaks. La balade longe ensuite la falaise jusqu’à l’embouchure de la Stormsriver où se trouvent plusieurs ponts suspendus empruntables à pied.

Il est également possible de monter jusqu’à un point de vue accessible en 15 minutes et offrant une autre perspective sur l’embouchure de la rivière. On aime beaucoup en tout cas!

Photo bonus de petites boules de poils qui pullulent dans les environs 😍

Où dormir à Tsitsikamma National Park?

Stormsriver Mouth rest camp

Nous n’y passons par la nuit mais il existe un camping situé à proximité du départ de la Otter Trail, directement le long de l’océan. Sans aucun doute, si nous ne nous étions pas trompés avec Nature’s Valley, notre expérience ici se serait avérée plus réussie, le cadre étant déjà beaucoup plus agréable. Comptez 360 rands par nuit et par voiture de maximum deux personnes.


Nous vous recommandons bien sûr de ne pas rater la Garden Route mais afin de rendre votre expérience la plus passionnante possible, renseignez-vous à l’avance au sujet de la météo. En ce qui nous concerne, nous avons hâte de retrouver du soleil et de voir encore plus d’animaux. Addo Elephant et Mountain Zebra National Parks devraient pouvoir répondre à nos attentes… A lire dans notre prochain article 😁

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