Mumbai est une ville gigantesque et fascinante, aussi connue des francophones sous le nom de Bombay. Tous les bons plans sur la ville, où dormir, où manger et que visiter, toutes ces questions trouvent leur réponse dans cet article 😉
Comment arriver à Mumbai?
Si vous avez bien suivi les derniers posts sur l’Inde, vous avez compris que le reste du voyage indien à partir de maintenant ne concerne plus les Namureux mais uniquement Arnaud, orphelin d’Hélène qui vient de s’envoler pour Bruxelles pour une durée de six semaines.
A partir de maintenant, fini le « nous »! Le « Je » bien égoïste débarque 😉 ne soyez donc pas surpris si vous constatez une manière d’expression différente des premiers articles.
Au départ de New Delhi, l’avion est la solution la plus rapide pour rejoindre Mumbai. 3225 roupies pour un vol de 2h avec Air Asia. Pas le temps de décoller qu’on est déjà arrivé.
Une fois à l’aéroport de Mumbai, il n’y a malheureusement pas de train ou de bus direct pour vous rendre en centre-ville. Il y a bien sûr l’option du Uber mais j’opte finalement pour quelque chose de moins conventionnel (et de très bon marché…): le combi bus + métro. Après avoir demandé à 4 chauffeurs de bus sur le parking à la sortie de l’aéroport, aucun ne semble se rendre à l’arrêt de métro le plus proche situé à Ville Parle. Qu’à cela ne tienne, je décide d’y aller à pied (moins de 2km me séparent de la gare).
Je fais le tour de la gare deux fois d’affilée avant d’enfin trouver les guichets, grâce à l’aide d’un passant. Je ne suis pas prêt à me frotter aux Indiens qui voyagent dans la classe la moins chère, dans des wagons qui débordent littéralement de tous les côtés… Pour 105 roupies, je m’offre donc le « luxe » de la première classe. C’est dix fois plus cher que la classe populaire mais il y a surtout dix fois moins de monde.

Le métro arrive au terminus à la gare de Chhatrapati Shivaji Maharaj (nom imprononçable utilisé à toutes les sauces pour nommer quantité de bâtiments ou lieux-dits à Mumbai). Je reviens à cette gare dans quelques lignes car elle est vraiment magnifique… Là, vous êtes enfin dans le centre. Comptez 40 roupies pour encore prendre un taxi jusque Colaba, le quartier où j’ai choisi de passer ces quelques jours avant de me rendre dans le sud du pays.
⚠️ Les tuk-tuks ne sont pas autorisés dans le centre-ville de Mumbai! C’est le genre de « détail » qui se remarque au premier coup d’œil ou plutôt, au premier coup de klaxon. Et pour cause: on n’en entend pas un seul! Quel changement par rapport à la cacophonie du Rajasthan… Ici, retour aux vrais taxis avec taximètre et un risque d’arnaque proche de zéro (à condition de s’assurer que votre chauffeur comprenne bien sa destination, ce qui n’est pas gagné d’avance). Comme les taxis sont plus gros que des tuk-tuks, ils sont incapables de dépasser façon tuk-tuk et se contentent donc de rouler sagement, sans avoir à klaxonner toutes les deux secondes pour se frayer un passage dans la circulation.

Où dormir à Mumbai?
Mon logement au Backpackers Panda Colaba
Au coeur du quartier de Colaba, à proximité de tous les restaurants et de nombreux bâtiments emblématiques de la ville, la concurrence fait rage entre les auberges et les hôtels. Pour 720 roupies la nuit, j’ai trouvé refuge pour trois jours dans un sympathique backpacker. Il s’agit certainement du meilleur rapport qualité-prix que vous puissiez trouver dans le coin. Pour ce prix, je me retrouve en dortoir de 8 personnes avec une salle de bain pour l’ensemble des membres de la chambre. Au dernier étage, on retrouve un espace commun où il est possible de prendre le petit déjeuner ou de juste profiter de la vie.
Mumbai, une mégalopole… plus calme que celles du Rajasthan
Outre le fait que les chats ont remplacé les chiens dans les rues (durant tout mon voyage, je n’ai vu ça qu’à Mumbai), la ville est étonnamment calme, en tout cas pour moi qui suis tout frais débarqué du Rajasthan. Pas de tuk-tuk, moins de pollution, moins de mauvaises odeurs et le sentiment d’une ville moins anarchique. Voilà qui me donne envie d’en découvrir davantage…
Après une première journée passée à rattraper ma nuit de la veille passée dans l’aéroport (j’ai royalement dormi 2h jusque là), je me lance le lendemain dans une petite exploration. A partir de maintenant, tous mes déplacements dans le centre-ville se feront à pied, afin de bien m’imprégner de l’ambiance et de pouvoir m’arrêter quand bon me semble. Notez qu’à Mumbai, il fait plus chaud qu’au Rajasthan, en tout cas à cette période de l’année (35 degrés, c’est pas la mort non plus mais suffisant pour fatiguer l’organisme).
Je me dirige donc dans un premier temps vers LE bâtiment emblématique de la ville, j’ai nommé Gateway of India, cette immense arche inaugurée en 1924 pour commémorer la venue du roi George V. L’accès est gratuit mais est fortement sécurisé car il est obligatoire de passer un portique de sécurité devant lequel il est possible de voir de très nombreuses files se former pour accéder au monument. Cette arche est jolie mais à part la regarder cinq minutes, il n’y a rien d’autre à faire ici. Ah si, n’oubliez pas d’admirer le Taj Mahal Palace et la Taj Mahal Tower, deux hôtels très luxueux et très esthétiques situés de l’autre côté de la rue.
Après ce premier arrêt, je me dirige à mon aise vers le Chhatrapati Shivaji Maharaj Museum (tiens tiens tiens, comme on se retrouve…). Ce musée hors de prix (750 roupies sans audio-guide) est dédié à l’art, l’archéologie et l’histoire naturelle, tant en Inde qu’ailleurs dans le monde. La visite est très intéressante: des statues, des peintures, des objets en tous genres remplissent les étagères et éblouiront ceux d’entre vous qui n’auront pas été rebutés par ce prix excessif.


A quelques pas du musée, se trouve un immense parc appelé Oval Maidan, bordé à l’est par un alignement de très beaux bâtiments. Pour une expérience déroutante, allez-y le week-end car c’est à ce moment-là que des milliers de Mumbaikars s’y retrouvent pour s’y adonner au cricket. Et le cricket à Oval Maidan, ça se joue bien sûr à l’indienne: tous les terrains s’entrecroisent et tout le monde est susceptible de se prendre la balle du terrain d’à côté dans la figure! Le tout dans une ambiance bruyante et frénétique, à l’indienne 😉 Et pour admirer ce spectacle, ne résistez pas à la tentation de goûter à un jus de canne à sucre fraîchement pressé pour quelques roupies.

Je poursuis ma découverte de la ville le lendemain en faisant une petite balade jusqu’à Marine Drive, aussi appelé Queen’s Necklace. Les Échos du Routard laissaient supposer une reproduction de la Promenade des Anglais, à Nice… il n’en est rien du tout. Si je peux comprendre l’intérêt des locaux pour cette avenue en bord de mer, je n’y ai pas trouvé mon compte car l’endroit manque terriblement de charme.

Heureusement, l’objectif de cette balade est tout autre: je me rends à Churchgate Station pour y observer le défilé des Dabbawallahs. Dès 11h précises, des dizaines de livreurs de repas débarquent aux abords de la gare et commencent à trier leurs gamelles métalliques sur le sol. Il s’agit d’un rituel très ancien qui parvient à persister, même à notre époque. C’est intéressant à voir mais je suis malgré tout déçu par ce qui m’était annoncé dans le Routard (une fois encore…); je m’attendais à un véritable spectacle mais au final, il y avait presque davantage de touristes que de Dabbawallahs. La tradition en elle-même est clairement plus intéressante à comprendre qu’à observer.
Je continue vers le nord et Chhatrapati Shivaji Maharaj Terminus, cette fameuse gare d’architecture néo-gothique victorienne où je suis arrivé le premier jour. A mon regret lors de mon arrivée, je suis sorti par un accès ne permettant pas d’admirer toute la beauté de ce bâtiment classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2004. Voilà qui est maintenant chose faite.

Ma visite du centre-ville se termine encore plus au nord avec les visites de Crawford et Mangaldas markets, deux lieux très animés que je ne peux malheureusement pas apprécier à leur juste valeur. La raison? Étant seul lors de ma visite, il m’est tout simplement impossible de ne pas être harcelé par des vendeurs. Le moindre arrêt de ma part, la moindre photo, le moindre regard est sujet à me faire aborder. Et croyez-moi, se faire harceler quand on est tout seul, ça devient vite pénible car on peut difficilement prétendre être occupé à discuter avec son partenaire… Il n’en reste pas moins que Mangaldas est le marché aux tissus de Mumbai et que se promener au milieu de toutes ces échoppes colorées est très agréable.
Dharavi, pour prolonger la visite?
Dharavi est le deuxième bidonville le plus grand d’Asie et abrite pas moins d’un million de personnes. Si le terme bidonville peut effrayer, il n’en reste pas moins que Dharavi s’apparente à une ville à part entière, où les logements se mêlent aux commerces, aux entreprises, aux églises, etc. Nombreux sont ceux désireux de visiter le bidonville et d’en apprendre davantage sur son fonctionnement, moi y compris. Je n’ai pas le temps d’y organiser une visite mais je vous partage néanmoins ce bon plan fourni par mon ami Barry, rencontré au Rajasthan. Barry a effectué une visite avec Reality Tours and Travel, une compagnie qui propose des visites guidées à pied pour 900 roupies. Le gros plus de cette compagnie est que les visites se veulent éthiques, 80% de la somme étant directement reversés au profit du bidonville. Si vous planifiez une telle visite, optez donc pour une compagnie de ce type, investie dans la vie et le développement de Dharavi.
Pas le temps non plus pour moi (ni l’envie, en fait) de me rendre jusqu’à Dhobi Ghât, le quartier des blanchisseurs. Il s’agit d’un immense lavoir à ciel ouvert où le métier de blanchisseur se transmet de père en fils. Le spectacle est, paraît-il, assez déconcertant, tant en ce qui concerne le lavage à la main de milliers de pièces de tissus que leur séchage à même les toits. Un pont enjambe le quartier et permet d’observer le spectacle. Une plateforme d’observation existerait également. Je ne dispose malheureusement pas d’infos supplémentaires à ce sujet 🤐
Où manger à Mumbai?
Olympia Coffee House
Au même titre que mon logement, il s’agit probablement de l’un des meilleurs rapports qualité-prix du quartier. Il s’agit d’une véritable institution et d’un gage de qualité même si le concept s’apparente à celui d’une cantine où l’on entre, on mange, on paie et on repart (15-20 minutes montre en main). Pour un plat à base de viande, il est possible de s’en sortir pour 200 à 250 roupies, boisson comprise.
Bagdadi

Le cadre et le personnel sont moins sympas que ceux d’Olympia (c’est aussi une cantine). De plus, ça pourrait ne pas correspondre pour les gros mangeurs. Autrement, la nourriture est bonne et les prix sont très bons marchés (225 roupies le plat avec boisson).
Ces trois premiers jours tout seul m’ont permis de m’adapter un peu à la nouvelle façon de vivre et de voyager. Il est temps désormais d’embarquer pour le Kerala et une expérience qui devrait être encore différente de tout ce que j’ai connu jusqu’à maintenant. Première étape: Kovalam.
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